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Bulletin Quotidien Europe N° 10308
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) pe/conseil europÉen

Le Parlement veut de l'ambition sur l'énergie

Bruxelles, 03/02/2011 (Agence Europe) - Le Conseil européen du 4 février consacré à l'énergie et à la sécurité de l'approvisionnement suscite de grandes attentes au Parlement, tous groupes politiques confondus.

Chez les conservateurs, Jacek Saryusz-Wolski juge indispensable que les dirigeants de l'UE « passent des mots à l'action ». « Nous avons besoin de sécurité énergétique concrète, pas seulement des mots, il faut se réveiller », insiste le député polonais. « Si un événement critique en termes géopolitiques se produit devant nos yeux en Afrique du Nord ou au Moyen-Orient, nous ne sommes pas préparés. Le pétrole est de nouveau à 100 dollars le baril, et sommes-nous préparés à l'éventualité d'un canal de Suez bloqué ? Nous ne sommes pas prêts à faire face à une nouvelle crise énergétique », regrette M. Saryusz-Wolski.

Au groupe S&D, on espère que le Conseil européen « montrera de l'ambition ». Lors d'un sommet alternatif, qui a réuni mardi le ministre belge de l'Énergie Paul Magnette, les ex-ministres de l'Environnement suédoise Lena Sommestad et allemand Sigmar Gabriel, et l'économiste américain Jeremy Rifkin, défenseur de la « 3ème révolution industrielle » (EUROPE n° 10306), les socialistes et démocrates ont appelé les dirigeants européens à « être courageux et donner l'élan politique nécessaire à la politique énergétique de l'UE ». « Le Conseil européen doit démontrer sa volonté pour défendre l'intérêt européen commun. S'il échoue, l'énergie deviendra un risque plus grand pour la croissance, l'emploi et l'environnement. Le retard sur les objectifs à l'horizon 2020 montre que l'UE doit être plus ambitieuse dans la formulation de ses politiques », insiste l'Allemand Martin Schulz. Sigmar Gabriel suggère que l'on réduise les coûts énergétiques, qui atteignent 40%, et non ceux du travail (20%), au profit de l'environnement et de la création d'emplois.

Sont attendues, du côté des libéraux, « des décisions ambitieuses et audacieuses pour mettre l'avenir énergétique de l'UE sur une base durable ». Pour Lena Ek, « il est temps de relancer un système énergétique européen durable, en augmentant la R&D et en offrant davantage de motivation, nous pouvons transformer l'UE en une économie compétitive plus écologique où les emplois verts de demain seront créés », juge la députée suédoise. La Britannique Fiona Hall insiste pour un objectif contraignant d'économies d'énergie.

Par la voix de la Portugaise Marisa Matias, la GUE/NGL prône l'abandon de politiques énergétiques « obsolètes » et des partenariats public-privé, et appelle à plus d'ambition pour les énergies innovantes.

La semaine dernière, les Verts ont appelé à une « action immédiate » (EUROPE n° 10303). (E.H.)

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