Bruxelles, 13/12/2010 (Agence Europe) - Les ministres européens de l'Agriculture se sont félicités lundi, à Bruxelles, des propositions de la Commission pour le secteur laitier (EUROPE n° 10274). « Les États membres ont bien accueilli ces propositions », a déclaré la présidence belge de l'UE, après la réunion du Conseil. « La Commission a fait des propositions législatives avec notamment comme objectif de permettre aux agriculteurs d'avoir une force de négociation plus forte qu'aujourd'hui tout en respectant le Traité, les règles de la concurrence et de l'OMC », a déclaré Sabine Laruelle, la ministre belge de l'Agriculture. « La majeure partie des délégations s'est réjouie de cette avancée qui permettra aux agriculteurs de négocier un prix, une quantité et une durée avant la livraison » aux laiteries et à la grande distribution, a-t-elle ajouté. Elle a cependant expliqué qu'il faudrait encore réfléchir aux questions sur les pourcentages, les plus petits pays disant que le volume « des 3,5% (du marché de l'UE) ne sont pas si évidents que cela » à atteindre et qu'ils devraient, compte tenu de leurs faibles productions, pouvoir dépasser les 33% de production de l'État membre. Les ministres ont également rappelé qu'il fallait augmenter la transparence de la formation des prix et certains États membres ont rappelé l'importance de procéder à un atterrissage en douceur en ce qui concerne la fin des quotas laitiers. Le ministre français de l'Agriculture a qualifié les propositions de la Commission pour le secteur laitier de « révolution » pour la France et pour l'Europe, dans la mesure où elles permettront aux producteurs de se regrouper pour négocier les prix. Et de rappeler que ces propositions prévoient « une modification du droit de la concurrence européen qui va permettre aux producteurs français notamment de mieux de s'organiser face aux industriels et à la grande distribution ». En France, « un tiers des producteurs de lait » pourront ainsi se regrouper pour négocier collectivement les prix, alors qu'ils ne le peuvent pas aujourd'hui, sauf à devoir rejoindre des coopératives, a souligné M. Le Maire. Lors du déjeuner, les ministres ont abordé la notion d'« agriculteur actif ». Tous les États membres ont rappelé qu'il fallait faire preuve de « flexibilité » pour tenir compte de l'ensemble des situations, a souligné Mme Laruelle. (B.C./O.L.)