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Bulletin Quotidien Europe N° 10276
JOURNÉE POLITIQUE / (eu) ue/maroc

9ème session du Conseil d'association

Bruxelles, 13/12/2010 (Agence Europe) - La 9ème session du Conseil d'association UE-Maroc, lundi à Bruxelles, s'est achevée par l'expression d'une satisfaction commune sur les acquis dans la mise en place, depuis deux ans, du « statut avancé » concédé à ce pays partenaire avec cependant, globalement, la recommandation que soient accentués les efforts dans les réformes politiques en particulier et dans la libéralisation économique (services). Des négociations ont été ouvertes dans la journée pour la mise au point d'un nouveau Plan d'action en remplacement de celui, en cours, arrivé à échéance en cette fin d'année. Le nouveau plan sera plus axé sur les objectifs nouveaux de rehaussement de la relation bilatérale. En marge, trois accords-mesures sur l'accès au marché des produits transformés agricoles et de la pêche (nouvelle séparée), la participation du Maroc à des programmes communautaires et, enfin, sur l'instauration d'un mécanisme de règlement des différends ont été signés. Le Maroc et l'UE ont en outre évoqué les aspects politiques régionaux et internationaux et le ministre belge des Affaires étrangères, Steven Vanackere, a démenti, au cours de la conférence de presse finale, l'impression que l'UE se tient à distance du conflit du Sahara. « Nous avons choisi la voie de la sagesse, celle du recours à l'ONU », a-t-il dit, conforté dans son affirmation par celle de son homologue marocain, Taïeb Fassi el Fihri. L'UE a réitéré son intérêt pour une intégration régionale maghrébine à laquelle elle se dit « particulièrement attachée ». Car « les pays de la région sont confrontés à des défis communs dans de nombreux domaines » qui nécessitent un surcroît d'« efficacité et de cohérence ». L'UE réaffirme son « plein soutien au projet d'intégration maghrébine qu'elle est prête à appuyer avec les moyens à sa disposition ». Elle souligne également son appui au cadre de dialogue « 5+5 » entre les pays de la Méditerranée occidentale, 5 européens et les 3 « centraux » maghrébins plus la Libye et la Mauritanie.

M. Vanackere a souligné en préambule de la conférence le rôle « fondamental » du Maroc, lequel, selon les 27, « continue à se distinguer par sa vision et son engagement au sein de la Politique européenne de voisinage comme de l'Union pour la Méditerranée ». Affirmant l'engagement de son pays dans cette voie, M. Fassi Fihri, le ministre marocain des Affaires étrangères, n'entend cependant s'ingérer dans une situation européenne perçue comme un « brouillard » réducteur de visibilité (à la fois sur une politique de voisinage en cours de redéfinition, et sur une politique euroméditerranéenne aux contours institutionnels non encore clarifiés).

L'UE se félicite du « choix stratégique » que le Maroc a fait en signant en octobre 2008 un accord de « statut avancé ». Sa capacité de résistance à la crise mondiale et ses efforts d'ancrage à l'économie européenne sont soulignés.

L'UE a « réitéré l'importance qu'elle attache à la mise en œuvre de (la) feuille de route ambitieuse pour le développement progressif et soutenu des relations bilatérales (qui) représente un véritable changement qualitatif et un modèle dans la région ». Mais, deux ans après, l'UE estime que « de nécessaires progrès substantiels sont attendus dans les négociations en cours sur la libéralisation du commerce des services et l'établissement, afin de passer à l'étape suivante qui est le lancement des négociations sur l'Accord de libre-échange global et approfondi. De même, une conclusion de la négociation sur l'accord de réadmission nous permettra d'entamer un dialogue en matière de migration et de facilitation des visas ». Engagé dans plusieurs programmes et politiques communes européennes, le Maroc est invité à conclure un « accord permanent sur la sécurité des informations classifiées ». L'UE a par ailleurs déclaré la « grande importance » qu'elle attache à la coopération avec le Maroc dans « la lutte contre le terrorisme qu'elle est prête à développer et approfondir » et elle considère aussi que « l'Afrique du Nord représente une zone prioritaire de la lutte contre le terrorisme et la radicalisation ». Au plan politique, l'UE prend acte des progrès annoncés en matière de droits de l'Homme, de liberté d'association et de presse - Rabat s'est engagé à ce qu'aucune « peine privative de liberté » ne soit appliquée aux journalistes -, d'indépendance de la justice, etc. Mais demande la pleine application des engagements pris par Rabat. Elle demande aussi que soient préservés les « défenseurs des droits de l'homme, notamment dans le territoire du Sahara Occidental ». (F.B.)

 

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