Bruxelles, 13/12/2010 (Agence Europe) - Alors que la Commission européenne doit présenter ce mardi sa proposition de coopération renforcée pour créer un brevet européen, le chef de file de l'ADLE Guy Verhofstadt a appelé lundi le Conseil à mettre fin à l'impasse et à trouver très rapidement un accord (EUROPE n° 10275). « Le monde ne va pas rester immobile tandis que les États membres retardent un élément clé d'une compétitivité accrue à cause d'une querelle linguistique », a souligné le Belge. « L'économie européenne est en baisse par rapport à la nouvelle dynamique des régions allant du Brésil jusqu'à la Corée du Sud. Comme l'unanimité semble impossible, nous n'avons désormais pas d'autre choix que de soutenir une proposition de la Commission pour parvenir à un brevet commun de l'UE sur la base d'une coopération renforcée », a-t-il expliqué. Pour l'ancien Premier ministre, un régime unique pour les brevets dans l'UE permettra aux demandes de brevets d'être rapides et moins coûteuses pour les entreprises disposant d'idées novatrices et facilitera aussi le règlement des différends. « C'est seulement grâce à un régime simplifié des brevets que l'Europe peut vraiment être concurrentielle sur le marché mondial », a-t-il affirmé. « J'espère que les pays qui sont en désaccord avec cette approche viendront bientôt à bord et que les progrès technologiques rapides dans la traduction automatique pourront répondre à leurs préoccupations », a espéré M. Verhofstadt. (B.C.)