Bruxelles, 03/12/2010 (Agence Europe) - Le coordinateur européen de la lutte contre le terrorisme (CTC) Gilles de Kerchove a invité jeudi 3 décembre les Vingt-sept à criminaliser la formation à l'étranger de terroristes. « La majorité des complots mis au jour ces dernières années implique de tels combattants étrangers », écrit Gilles de Kerchove dans un rapport remis aux ministres de l'Intérieur de l'UE. Il a donc proposé de rendre passible de poursuites judiciaires la participation à de tels camps de formation sur le territoire de l'UE ou à l'étranger en modifiant la décision-cadre relative au terrorisme. Dans son document, M. de Kerchove insiste également pour que l'UE consacre davantage de moyens à la lutte contre le terrorisme. Il a donc invité les États membres à accroître leur aide au développement en faveur des régions où opèrent des groupes extrémistes telles que le Yémen, le Pakistan ou l'Afrique subsaharienne. Il les incite notamment à apporter un soutien financier aux autorités locales pour les aider à lutter contre l'extrémisme. « Il faut un changement d'échelle dans le montant que l'UE consacre à l'aide à la lutte contre le terrorisme », souligne-t-il dans son rapport. « Si l'UE veut devenir un acteur de premier plan dans la promotion de la stabilité internationale (...) elle doit y consacrer les ressources adéquates », ajoute-t-il. Toujours dans son rapport, le CTC souligne que le transport aérien reste l'une des cibles prioritaires des extrémistes islamistes mais que le réseau terrestre européen est de son côté mal protégé face aux risques d'attentats. « Nous devons procéder à une analyse plus poussée des failles dans la protection des principaux éléments des infrastructures de transport terrestre », dit-il. « Comme l'aviation est de plus en plus sûre, il y a un risque évident que les terroristes ciblent le transport terrestre », conclut-il. (B.C.)