Bruxelles, 03/12/2010 (Agence Europe) - Les ministres européens de l'Intérieur ont adopté jeudi 2 décembre un plan d'action visant à renforcer dans l'UE la lutte contre l'usage d'armes de guerre lors de délits et le phénomène des bandes criminelles itinérantes. Cette lutte consistera essentiellement en un échange accru d'informations entres les différents services de police nationaux via l'agence européenne de coopération policière Europol, mais également en la constitution d'équipes communes d'enquête. Il s'agira aussi d'harmoniser dans chaque pays les définitions pour ces actes criminels, a indiqué jeudi la ministre belge de l'Intérieur, Annemie Turtelboom. Ces nouveaux plans ne seront toutefois pas accompagnés de budgets spéciaux, ou d'un renforcement d'effectifs policiers. « Vu la situation budgétaire actuelle des pays membres, je ne m'attends pas à une augmentation des budgets. Mais l'échange d'informations peut déjà être grandement amélioré entre États membres sans renfort en effectifs », a indiqué Rob Wainwright, directeur d'Europol. Ce plan d'action n'entraînera pas d'atteinte ou de limite à la liberté de circulation des personnes, a assuré Annemie Turtelboom. La ministre avait fait de l'adoption d'un plan d'action européen contre le trafic d'armes lourdes et les bandes itinérantes l'une de ses priorités pour son semestre à la tête de l'Union européenne. En outre, les ministres ont adopté des conclusions sur la prévention de la criminalité liée à l'abus d'identité et la lutte contre ce phénomène. Ils ont enfin adopté des conclusions sur le mécanisme de partage d'informations sur les modifications apportées au niveau de menace dans les États membres. Il appartiendra notamment au Centre de situation conjoint (SITCEN) de transmettre immédiatement toute information relative à une modification du niveau de la menace au plan national dans un État membre aux points de contact des autres États membres. (B.C.)