Bruxelles, 14/10/2010 (Agence Europe) - Le syndicat européen Via Campesina relève plusieurs « signes d'espoir » dans le projet qui circule sur la réforme de la politique agricole commune (PAC), « notamment pour les petites exploitations, oubliées des politiques précédentes ».
Le plafonnement des aides directes et son lien à l'emploi, le niveau minimum de paiements pour les petites exploitations, le maintien d'aides couplées aux productions pour maintenir des exploitations dans certaines zones rurales: « Voilà quelques propositions qui vont dans le sens des revendications portées depuis longtemps par la Coordination Européenne Via Campesina », explique le syndicat dans un communiqué de presse publié mardi 12 octobre.
Mais il doute que la future PAC puisse se « résumer à distribuer un peu mieux l'argent des contribuables pour réparer les dégâts d'une politique des marchés incapable de faire vivre les agriculteurs de leurs produits ».
Pour Via Campesina, « on ne peut baser une économie agricole et alimentaire saine sur des prix agricoles inférieurs aux coûts de production, comme c'est le cas dans la majorité des productions. Parler de compétitivité dans ce contexte n'a pas de sens. On ne motivera pas des jeunes à devenir paysans avec la perspective de vendre leurs produits à perte. L'approvisionnement à bas prix de l'agro-industrie et de la grande distribution, dont ne profitent pas les consommateurs, ne peut rester le moteur de la PAC ».
Le syndicat réclame notamment une régulation de la production, sans laquelle il ne peut y avoir de prix « juste ». Il demande enfin la suppression des exportations à des prix en-dessous des coûts de production européens et appelle l'UE à approfondir sa proposition de réforme de la PAC. (L.C.)