Bruxelles, 14/09/2010 (Agence Europe) - La Commission européenne a approuvé, mardi 14 septembre, les programmes nationaux destinés à améliorer la production et la commercialisation des produits apicoles pour la période 2011-2013. La contribution de l'UE au financement de ces programmes a augmenté de près de 25 % par rapport à la période précédente (2008-2010).
La santé du secteur de l'apiculture est prépondérante, étant donné le rôle essentiel des abeilles dans la pollinisation. Or, depuis quelques années, le taux de mortalité des abeilles augmente, ce qui met les apiculteurs dans une situation économique difficile, et constitue une menace pour la biodiversité. Les programmes nationaux sont pour l'instant le seul instrument disponible pour compenser partiellement la perte des abeilles. Les États membres se sont déclarés satisfaits des résultats de ces programmes et l'effet positif sur le secteur apicole des mesures financées dans le cadre desdits programmes est largement reconnu par les apiculteurs.
Dans ce contexte, la Commission a décidé de porter le budget annuel global alloué au cofinancement des programmes nationaux à 32 millions d'euros pour 2011, 2012 et 2013, contre 26 millions d'euros pour la période 2008-2010. Tous les pays de l'UE ont présenté un programme. Ces programmes regroupent un certain nombre de mesures: lutte contre la varroase, rationalisation de la transhumance, subventions aux laboratoires, repeuplement du cheptel apicole, programmes de recherche appliquée et assistance technique. Les 27 programmes sont éligibles pour un co-financement (le budget de l'UE participe à 50% du total des dépenses).
Avec une somme de 16,5 millions d'euros (fonds de l'UE) sur la période 2011-2013, l'Espagne (2,5 millions de ruches, soit 17,5% du total des ruches dans l'UE) arrive en tête des pays bénéficiaires de ces programmes, devant la Roumanie (10,2 millions d'euros et 1,3 million de ruches), l'Italie (9 millions d'euros, 1,1 million de ruches), la Grèce (8,4 millions d'euros, 1,5 million de ruches), la France (8,2 millions d'euros, 1,3 million de ruches), ou encore la Pologne (7,5 millions d'euros, 1,1 million de ruches). (L.C.)