Bruxelles, 14/09/2010 (Agence Europe) - Collaboration accrue, davantage de moyens, plus de recherche, de communication et de responsabilité de l'UE: c'est la recette préconisée par quelque 400 décideurs européens, ONG, scientifiques et autres parties européennes intéressées par la protection du patrimoine Nature pour préserver et accroître la biodiversité après 2010. Invités par Joke Schaulvliege, ministre belge assurant la présidence du Conseil Environnement, à la conférence internationale de Gand sur « La biodiversité dans un monde qui a changé », (8 et 9 septembre), ils ont formulé leurs attentes.
Celles-ci sont énoncées dans une déclaration à l'intention de la dixième conférence des parties à la Convention sur la biodiversité biologique (Nagoya, Japon en octobre) où doit être établi un nouveau plan stratégique pour la préservation et la restauration de la biodiversité à l'échelle mondiale. Ce « message de Gand » préconise de: - intégrer la biodiversité dans toutes les politiques à tous les niveaux (international, européen, national) et prendre en compte les effets de la biodiversité sur les systèmes économiques et le changement climatique ; - coopérer avec toutes les parties intéressées, et en particulier le secteur privé pour contrer le déclin de la biodiversité ; - affecter davantage de ressources financières à la lutte contre la perte de biodiversité en ayant à l'esprit que le coût économique à long terme de ce déclin serait beaucoup plus élevé que l'investissement requis pour redresser la barre ; - approfondir et améliorer les travaux de recherche sur la perte de biodiversité pour que soient prises les décisions politiques adéquates ; - investir davantage dans la communication auprès du public pour le sensibiliser aux conséquences de la perte de biodiversité ; - confier à l'UE un rôle de premier plan dans la préservation de la biodiversité . (A.N.)