Bruxelles, 26/07/2010 (Agence Europe) - Quelques jours après le lancement du deuxième mandat d'arrêt international de la Cour pénale internationale (CPI) contre le président soudanais El Bachir, poursuivi cette fois pour génocide au Darfour, les ministres des Affaires étrangères des 27 ont réitéré, lundi 26 juillet à Bruxelles, leur soutien aux travaux de la CPI. Dans ses conclusions unanimes, le Conseil de l'UE se dit de plus en plus préoccupé par la dégradation de la situation sécuritaire et humanitaire au Darfour. Il exhorte l'ensemble des parties à mettre un terme aux hostilités dans cette région et rappelle que « les crimes de guerre, les crimes contre l'humanité et les génocides sont les crimes les plus graves qui touchent la communauté internationale et que l'impunité pour ces crimes ne saurait être acceptée ».
Le Conseil se déclare également préoccupé par la répression politique de plus en plus marquée et la détérioration des droits civils et politiques dans l'ensemble du pays. Conscient des défis considérables que le Soudan devra relever dans les mois à venir, et alors que la mise en œuvre de l'accord de paix global entre dans sa phase finale, il souligne que l'UE est prête à soutenir les référendums qui vont avoir lieu au Sud-Soudan et dans la région d'Abyei et à dépêcher, en temps voulu, une mission d'observation électorale. L'UE soutiendra aussi la mise en œuvre pacifique de l'accord de paix global via un accord sur les questions relatives à l'après-référendum ; les efforts déployés pour lutter contre l'insécurité et conclure un accord de paix durable pour le Darfour ; la poursuite de l'aide humanitaire et au développement dans l'ensemble du pays. (A.N.)