Bruxelles, 26/07/2010 (Agence Europe) - Le Conseil a adopté, lundi 26 juillet, la décision fixant, sur la base de l'accord intervenu à Madrid entre les trois institutions (Parlement, Commission, Conseil), l'organisation et le fonctionnement du service européen de l'action extérieure (SEAE). Le SEAE regroupera un service central à Bruxelles (directions régionales et thématiques, administration, état-major de l'UE, CMPD, CPCC, centre de situation, etc.) et les délégations de l'Union dans les pays tiers et auprès des autres organisations. Sa montée en puissance sera très progressive. Dans un premier temps, il devrait réunir un effectif d'environ 1200 personnes.
Le Haut représentant pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité s'est aussitôt félicité de cette décision qui « va maintenant permettre de construire un service moderne, efficace et vraiment européen ». « L'Europe doit se mettre à niveau pour pouvoir mieux défendre nos intérêts et nos valeurs dans un monde de plus en plus complexe et qui connaît une redistribution fondamentale de la puissance », a ajouté Catherine Ashton.
Steven Vanackere a noté qu'il a fallu quatre mois entre la première proposition de Catherine Ashton et la décision, prise à l'unanimité, ce lundi sur la mise en place du SEAE. « Cette décision est cruciale pour pouvoir maintenir nos ambitions », a affirmé le ministre belge des Affaires étrangères. Il faudra faire du bon travail pour pouvoir recruter les gens et leur permettre de se mettre au travail à partir du 1er décembre, a-t-il estimé. Rappelons cependant que l'essentiel du personnel proviendra dans un premier temps des services de la Commission ou du secrétariat général du Conseil, auxquels viendront s'ajouter un certain nombre d'experts nationaux détachés, qui doivent être transférés au SEAE avec effet au 1er janvier 2011. L'adoption de cette décision du Conseil ne clôt pas le travail législatif nécessaire à la mise en place du service: les trois institutions doivent encore se mettre d'accord sur la révision du statut des fonctionnaires ainsi que du règlement financier et de l'accord interinstitutionnel sur la discipline budgétaire. (O.J.)