Bruxelles, 01/07/2010 (Agence Europe) - Gianfranco Fini, président de la Chambre des députés italienne, et président en exercice de l'APEM (Assemblée parlementaire euro-méditerranéenne) en visite à Tunis les 29 et 30 juin, s'est déclaré en faveur de la transformation de la Facilité euro-méditerranéenne d'investissement et de partenariat (FEMIP), instrument financier géré par la BEI, en une Banque euro-méditerranéenne de développement. Il a indiqué que l'Italie et l'APEM soutiennent cette proposition qui est un « mécanisme nécessaire pour le développement des petites et moyennes entreprises » et il s'est dit optimiste « quant à l'aboutissement de ce projet ». Reçu notamment par son homologue tunisien, Fouad Mebazâa, président de la Chambre des députés, il a évoqué l'instauration d'un partenariat méditerranéen qu'ils ont tous deux souhaité « solidaire et équilibré, dans le cadre de l'Union pour la Méditerranée (UpM) ». Sur la situation au Proche-Orient, ils ont, selon une communication tunisienne, « insisté sur la nécessité d'intensifier les efforts et les initiatives en vue d'impulser le processus de paix et de mettre un terme aux souffrances du peuple palestinien qui lutte pour son droit légitime à la liberté et à la dignité ». Ils ont souligné « l'importance d'intensifier le dialogue, de rapprocher les points de vue et de relancer la négociation qui constitue le meilleur moyen d'instaurer la sécurité et la paix dans la région du Proche-Orient, soulignant le rôle dévolu à l'Union européenne dans ce domaine ».
Cette profession de foi ne fait pas oublier à Bruxelles, parmi certains membres de l'APEM, que le président en exercice a bloqué l'adoption d'une déclaration sur le Proche-Orient qu'il a jugée défavorable à Israël, selon des commentaires recueillis au Parlement européen. Réuni le 18 juin à Palerme, le bureau de l'APEM qui est composé, outre de M. Fini, du président du Parlement européen, Jerzy Buzek, et de ses deux collègues marocain et jordanien, n'est pas parvenu à s'entendre sur un texte qui souligne la préoccupation générale en liaison avec la situation à Gaza. Une réunion de la commission politique de l'APEM devait avoir lieu ce jeudi à Bruxelles pour relancer la discussion sur ce texte et probablement l'adopter à son niveau, même si cette réaction est jugée tardive, mis à part une simple déclaration de sa présidente.
L'APEM éprouve encore de la peine à fonctionner pleinement. Le bureau, lors de sa réunion du
18 juin, a de nouveau insisté sur le besoin d'acquérir « une personnalité juridique pour le secrétariat » de l'APEM. La dernière plénière de cette assemblée, le 14 mars 2010, avait adopté des recommandations sur la mise en place d'un secrétariat et sur les procédures financières de gestion interne. Le bureau avait dans ce contexte constaté à Palerme que les discussions en cours pour l'adoption d'un règlement interne étaient prématurées. « Le bureau a considéré que le sujet (statuts) devait être réglé avant que d'autres mesures soient envisagées » et, de ce fait, une réunion sur les mécanismes internes (groupe de travail sur le règlement) fixée au 29 juin a été reportée. Un rendez-vous est pris pour le 29 septembre pour tenter de donner un sens et un contenu à cette Assemblée dont le fonctionnement repose essentiellement sur le Parlement européen. La présidence en cours, du parlement national italien, et la précédente, par le parlement jordanien, se seraient révélées décevantes, selon des sources concordantes. (F.B.)