Bruxelles, 17/06/2010 (Agence Europe) - Les sanctions autonomes que prendra l'UE contre l'Iran - en plus de celles déjà décidées par la Conseil de sécurité de l'ONU dans sa résolution 1929 - seront focalisées sur le secteur énergétique (interdiction pour les entreprises européennes d'investir, d'apporter une assistance technique et de fournir des technologies ou des équipements à l'industrie pétrolière et gazière de l'Iran), le commerce (restrictions sur la vente de biens à double usage), le secteur financier (restrictions dans les opérations bancaires et d'assurance, gel des avoirs des banques iraniennes en Europe), le secteur des transports (notamment contre la Islamic Republic of Iran Shipping Line et le transport aérien de marchandises) ainsi que sur des restrictions supplémentaires (gel des avoirs et interdiction de visa) frappant les membres de la Garde révolutionnaire islamique. Les détails des mesures de mise en œuvre des sanctions (à la fois celles décidées à l'ONU et les mesures autonomes supplémentaires de l'UE) seront adoptés par le prochain Conseil Affaires étrangères en juillet. C'est ce qu'ont décidé les chefs d'État et de gouvernement de l'UE, jeudi 17 juin au Conseil européen à Bruxelles. Dans une déclaration annexée aux conclusions du sommet, les dirigeants soulignent que les sanctions ne doivent pas mettre fin au dialogue et que l'UE reste prête à travailler en faveur d'une « solution diplomatique » au problème posé par le programme nucléaire iranien. Ils appellent Téhéran à répondre positivement à l'invitation de reprendre les négociations. « Il faut maintenant une négociation sérieuse » sur le programme nucléaire et sur d'autres sujets d'intérêt mutuel, affirment les 27 dans la déclaration. Les chefs d'État et de gouvernement se félicitent explicitement des récents efforts du Brésil et de la Turquie (les deux pays ont négocié avec l'Iran un projet d'accord portant sur l'échange d'uranium faiblement enrichi contre du combustible nucléaire destiné au réacteur de recherche de Téhéran, le « Tehran Research Reactor »). Cependant, cet accord ne change rien au véritable problème fondamental qui reste celui du programme nucléaire iranien, insistent les 27. (H.B.)