Bruxelles, 05/05/2010 (Agence Europe) - La Commission a annoncé, mercredi 5 mai, l'adoption d'une communication qui conclut que, compte tenu des augmentations substantielles des coûts globaux du réacteur thermonucléaire expérimental international (ITER), qui ont plus que doublé les dépenses pour l'Europe (à environ 7,2 milliards au lieu des 2,7 milliards d'euros prévus), un cadre financier viable devrait être établi. Les États membres devraient fournir un engagement financier précis tout au long de la vie du projet et un mécanisme pour faire face aux éventuels dépassements supplémentaires devrait être l'objet d'un accord, sous réserve d'un plafond global. En particulier, un total d'environ 1,4 milliard d'euros est nécessaire pour répondre aux augmentations de coût estimées concernant la contribution communautaire d'Euratom à ITER pour la période 2012-2013. Ce financement devrait être pourvu, soit par le relèvement du plafond dans le budget de l'UE, soit par des financements supplémentaires émanant directement des États membres, estime la Commission. Il n'est pas exclu que les années suivantes, les coûts du projet augmentent encore. Lors de la prochaine réunion du Conseil ITER, prévue à la mi-juin 2010, les partenaires internationaux tenteront de se mettre d'accord sur les bases du projet, lesquelles comprennent le champ d'application (modalités du réacteur de fusion à construire), le calendrier de construction et le coût. (B.C.)