Bruxelles, 17/02/2010 (Agence Europe) - Après l'arrestation, ces derniers jours, d'une quarantaine de militants de l'Union des Polonais et de membres d'ONG et d'autres organisations de la société civile au Bélarus, le président du Parlement européen, le Polonais Jerzy Buzek, a mis en garde les autorités biélorusses: cette nouvelle violation massive des principes démocratiques et des libertés fondamentales pourrait avoir, selon lui, des « conséquences dommageables » pour le pays. Il a notamment fait référence à l'aide importante que l'UE pourrait fournir à Minsk en vue d'obtenir des prêts du FMI, de la BERD et de la Commission européenne. « Les autorités biélorusses doivent comprendre qu'elles risquent de perdre beaucoup si elles ne respectent pas les droits de l'Homme basiques, à savoir les règles du monde démocratique », a déclaré M. Buzek lors d'une rencontre avec le leader de l'opposition biélorusse (et Prix Sakharov 2006 du Parlement européen), Aliaksandr Milinkevich, mardi 16 février à Varsovie. M. Buzek a aussi plaidé pour que l'UE - y compris le Parlement européen - ait une « discussion sérieuse » sur les relations futures avec le Bélarus.
La Haute représentante pour les Affaires étrangères, Catherine Ashton, s'est également dite « déçue » des arrestations. « L'UE a fait preuve d'une ouverture considérable pour s'engager vis-à-vis du Bélarus, comme le montre aussi son inclusion dans le Partenariat oriental. Mais le succès de cet engagement dépendra du progrès que le gouvernement biélorusse veut faire en matière de démocratisation et de protection des droits de l'Homme, y compris des minorités », a-t-elle déclaré mardi 16 février. (H.B.)