16/12/2002 (Agence Europe) - Les Etats-Unis, qui avaient multiplié les pressions pour soutenir leur allié turc, se sont félicités de la décision de Copenhague de lancer les négociations d'adhésion de la Turquie à l'Union européenne en décembre 2004, si la Turquie remplit les critères politiques requis. Il s'agit d'une "décision visionnaire", a déclaré le porte-parole de la Maison blanche, Ari Fleischer. Les pressions américaines, si elles ont joué un rôle, en ont aussi agacé plus d'un. Le Commissaire Chris Patten, notamment, s'est demandé, dans une interview, quelle serait la réaction des Etats-Unis si l'UE leur conseillait d'intégrer le Mexique. Le porte-parole américain a d'ailleurs noté dans son intervention que bien que nous ne soyons pas membres de l'UE, « nous soutenons les aspirations européennes de la Turquie, et encourageons nos amis et alliés à travailler avec énergie vers ce but historique". "L'évolution continue de la Turquie vers l'Europe, et sa future adhésion à l'UE, démontrent (…) que l'Islam et la démocratie sont pleinement compatibles", a-t-il ajouté.