Bruxelles, 08/06/2009 (Agence Europe) - Le Conseil des ministres de l'Emploi et des Affaires sociales de l'UE a adopté, ce lundi 8 juin à Luxembourg, des conclusions relatives à la flexicurité en temps de crise. Dans ses conclusions, le Conseil suggère « un ensemble de mesures qui, conjuguées de manière équilibrée, peuvent aider les États membres, et les partenaires sociaux s'il y a lieu, à gérer l'impact de la crise mondiale par l'application des principes de la flexicurité ».
Ces mesures sont les suivantes: - maintenir l'emploi, dans toute la mesure du possible, par exemple en aidant les entreprises à appliquer des formules autres que le licenciement, comme des formes de travail flexibles et l'aménagement temporaire du temps de travail, le cas échéant, et d'autres formes de mesures de flexibilité interne. Les ministres estiment entre autres qu'il conviendrait d'éviter les mesures visant à préserver des changements structurels les emplois ou secteurs qui ne sont pas viables ; - créer un climat plus propice à l'esprit d'entreprise au travers d'un marché du travail garantissant à la fois la flexibilité et la sécurité nécessaires, de régimes de prestations offrant des incitations à l'emploi et de coûts salariaux indirects de niveaux appropriés, en particulier pour les personnes peu qualifiées et les autres groupes vulnérables, ainsi que par l'amélioration de la réglementation et la réduction de la charge administrative pesant sur les entreprises ; - renforcer et améliorer les mesures d'activation, ainsi que fournir une aide au revenu adéquate et un accès à des services de qualité aux personnes touchées par la crise, en recourant pleinement aux régimes de protection sociale modernes conformément aux principes de flexicurité, de subsidiarité et de viabilité des finances publiques. En outre, insistent les ministres, il est nécessaire de maintenir les mesures encourageant l'accès et le retour à l'emploi et de privilégier le soutien et la motivation de groupes vulnérables comme les jeunes moins favorisés, conformément aux stratégies d'inclusion active ; - accroître les investissements dans le capital humain, en particulier dans le recyclage, l'amélioration des compétences et l'adéquation aux besoins du marché du travail, notamment pour les personnes qui travaillent à temps partiel ou pratiquent d'autres formes d'emploi flexibles et pour les travailleurs peu qualifiés. Pour les ministres, la formation devrait être axée de préférence sur les demandes futures du marché du travail, comme les possibilités d'emploi dans l'économie éco-efficace ou dans les secteurs des services sociaux et de santé ; - améliorer l'efficacité des services publics de l'emploi afin de pouvoir faire face à l'augmentation du taux de chômage ; - appliquer le principe consistant à intégrer la question de l'égalité des sexes dans l'ensemble des mesures prises pour mettre en œuvre les principes de la flexicurité afin de surmonter la crise ; - faciliter la libre circulation des travailleurs, conformément aux traités et à l'acquis communautaire, et favoriser la mobilité au sein du marché unique européen ; - mettre en œuvre des mesures adéquates en vue d'adapter s'il y a lieu les dispositions relatives à l'emploi et au marché du travail dans le cadre de l'approche de la flexicurité ; - faire en sorte que l'intégration de l'ensemble des éléments et piliers de la flexicurité soit axée sur la réduction de la segmentation et sur l'amélioration du fonctionnement du marché du travail ; - accorder davantage d'attention à l'amélioration de la qualité de la vie professionnelle et à l'accroissement de la productivité. (G.B.)