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Bulletin Quotidien Europe N° 9916
INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) ue/politique rÉgionale

La Commission lancera mercredi la stratégie de l'Union européenne pour la région de la mer Baltique

Bruxelles, 08/06/2009 (Agence Europe) - Danuta Hübner, commissaire à la Politique régionale, présentera, mercredi 10 juin à Bruxelles, la stratégie de l'Union européenne pour la région de la mer Baltique. Pour aider cette macro-région, qui compte quelque 100 millions d'habitants, à maximaliser son potentiel de développement, la Commission propose une stratégie dont le but est de coordonner l'action des États membres, des régions, des institutions financières et autres groupes d'intérêt concernés. Cette nouvelle stratégie, qui constitue aussi un premier pas vers une mise en œuvre régionale de la politique d'intégration maritime de l'Union, est contenue dans une communication et un plan d'action comportant 80 projets pilotes, parmi lesquels certains ont déjà été lancés. Cette stratégie figurera parmi les priorités de la Présidence suédoise de l'UE. Les États membres et le Parlement européen sont appelés à donner leur feu vert avant fin 2009.

L'UE occupe une place de choix pour faciliter une coopération renforcée entre les pays concernés. En effet, huit États membres de l'UE (Suède, Danemark, Estonie, Finlande, Allemagne, Lettonie, Lituanie et Pologne) et la Russie bordent la mer Baltique. La plupart des défis auxquels la région est confrontée relèvent des politiques européennes. Mais ces défis ne pourront être surmontés sans la Russie, note la Commission dans sa communication. Autres raisons qui font de l'Union un facilitateur de choix d'une telle coopération: elle est un acteur indépendant qui fait autorité et elle a déjà lancé des programmes de développement régional via des fonds structurels qui sont par essence la base d'une coopération renforcée. La Commission recommande de développer cette coopération au travers d'initiatives existantes, notamment celles concernant la «Dimension nordique » (politique commune UE/Russie/Norvège et Islande), ou encore les bassins du Danube ou de la Méditerranée.

Le Plan d'action de la Commission définit quatre domaines d'intervention prioritaires: (1) une région durable du point de vue environnemental: - réduire à un niveau acceptable les déchets alimentaires jetés dans la mer ; - préserver les zones naturelles et la biodiversité, y compris les zones de pêche ;
- diminuer l'usage et l'impact de substances dangereuses ; - devenir une région modèle pour une navigation propre ; - atténuer les changements climatiques et s'y adapter ; (2) une région prospère: - lever les obstacles au marché intérieur dans la région de la mer Baltique ; - exploiter le plein potentiel de cette région en matière de recherche et d'innovation ; - mettre en œuvre le Small Business Act: promouvoir l'esprit d'entreprise, renforcer les PME et accroître l'efficacité de l'utilisation des ressources humaines ; - renforcer l'agriculture, les forêts et la pêche durables ; (3) une région accessible et attirante: - améliorer l'accès aux marchés de l'énergie mais aussi leur efficacité et sécurité ; - améliorer les liens entre transports intérieurs et extérieurs ; - maintenir et renforcer l'attrait de la région de la Baltique, notamment par le biais de l'éducation, du tourisme et de la santé ; (4) une région sans danger et sécurisée: - devenir une région modèle dans le domaine de la sécurité maritime ; - accroître la protection en cas d'urgence en mer et sur terre ; - réduire le nombre de crimes transfrontaliers.

Cette région est confrontée à des menaces écologiques (pollution et raréfaction des stocks halieutiques, catastrophes maritimes comme ce fut le cas avec l'Erika), à une lenteur du développement, à une dépendance excessive à l'égard des importations dans le domaine de l'énergie, à un développement économique inégal entre sa partie nord/est (riche et très innovante) et sa partie sud/ouest (région en développement), ou encore à des transports quelque peu lacunaires, la longueur des distances étant un obstacle de taille. À titre d'exemple, il faut 36 heures pour aller de Varsovie à Tallinn ! Un autre sujet de préoccupation concerne l'isolement de la Lituanie, de la Lettonie et de l'Estonie en termes d'approvisionnement énergétique.

Pour mémoire, les États membres ont demandé à la Commission, en décembre 2007, de préparer une stratégie européenne pour la région de la mer Baltique. La proposition qui sera présentée mercredi est le résultat d'une consultation publique en ligne lancée en novembre 2008 par la Commission et de nombreux débats publics qui se sont tenus dans les huit pays concernés. Les messages essentiels de la consultation publique étaient: pas de nouvelles institutions, pas seulement une stratégie et un engagement de la Commission européenne.

La région de la mer Baltique recevra, pour la période 2007-2013, plus de 50 milliards d'euros d'investissements de la politique de cohésion et d'autres fonds européens, dont 27 milliards d'euros pour améliorer l'accessibilité, environ 10 milliards d'euros pour l'environnement, 6,7 milliards d'euros pour la compétitivité et 697 millions pour la sécurité et la prévention des risques. (G.B.)

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