Bruxelles, 29/05/2009 (Agence Europe) - Le Conseil « Espace », qui s'est tenu à Bruxelles vendredi 29 mai, n'aura pas duré deux heures. Il aura toutefois permis aux États membres de confirmer leur engagement en faveur du développement de la politique spatiale et du programme européen de collecte depuis l'espace d'informations sur l'environnement et la sécurité (GMES/ Kopernikus). Au cours d'un débat informel, les ministres européens chargés des questions spatiales ont tous adhéré à la proposition de règlement adoptée par la Commission européenne le 20 mai dernier, un texte qui fixe le cadre juridique et les modalités de financement de la phase opérationnelle initiale du programme (au total 825 millions d'euros du 7ème programme cadre de recherche pour les années 2011-2013) (EUROPE n° 9909).
Le règlement doit être adopté dans le cadre de la procédure de codécision entre le Conseil et le Parlement européen, mais le commissaire européen à l'Industrie, Günter Verheugen, s'est réjoui, lors de la conférence de presse de clôture du Conseil, de l'état d'avancement du programme. «Ce n'est donc plus une initiative, c'est un programme », a-t-il déclaré, exprimant sa volonté de publier, d'ici la fin de son mandat, les règles de propriété intellectuelle et de protection des données nécessaires pour le programme et de dégager « une enveloppe budgétaire pour assurer le financement pour les années 2014-2020 ». Il a également estimé qu'il serait essentiel d'assurer la transparence du programme. « C'est un problème extrêmement sensible » qui nous conduit « vers le territoire où la communauté de défense a d'habitude un véritable monopole de l'information, donc nous pouvons nous attendre à des débats vifs et passionnants au courant de cette année », a encore ajouté le commissaire. Le Conseil a également eu un court débat sur la politique spatiale et d'innovation et a adopté une résolution qui confirme l'impact positif de la politique spatiale sur le plan de relance économique européen en mettant l'accent sur le fort potentiel d'innovation du secteur spatial. « L'investissement dans la recherche spatiale est vital », a affirmé au nom de la Présidence tchèque du Conseil Miroslava Kopicova, la ministre de l'Éducation, de la Jeunesse et du Sport. « À l'heure de la crise, certains peuvent penser que c'est un luxe, mais il ne faut pas oublier les avantages » apportés par une technologie spatiale de pointe « en termes d'amélioration de la qualité de vie en général » et des retombées technologiques pour d'autres secteurs, a-t-elle dit en assurant que « tout euro investi dans la politique spatiale sera multiplié ». « Nous avons beaucoup insisté sur la gouvernance (des programmes spatiaux), sur les synergies, le réseau entre les institutions au niveau national et international ainsi qu'entre le secteur privé et public », a pour sa part déclaré la présidente en exercice de l'Agence spatiale européenne et ministre italienne de l'Éducation, des Universités et de la Recherche, Maria Stella Gelmini. Elle a aussi plaidé en faveur de l'amélioration des applications du secteur. La République tchèque a par ailleurs présenté, en marge du Conseil, sa candidature pour accueillir une conférence de haut niveau dédiée à l'exploration de l'espace. La date exacte de la conférence, prévue pour l'automne, reste encore à établir. (A.By.)