Bruxelles, 18/05/2009 (Agence Europe) - L'Union européenne doit rapidement s'assurer que le projet de loi sur le paquet sécuritaire italien ne discrimine pas les minorités vivant en Italie, et notamment les Roms et les Sinti, a indiqué, vendredi 15 mai, Amnesty Intenational, dans une lettre adressée à la Commission européenne. « L'UE doit condamner toute mesure discriminatoire violant la loi européenne et faisant encourir un danger aux personnes les plus vulnérables dans la société », a déclaré Nicolas Beger, directeur du bureau européen d'Amnesty. « Les communautés Roms, les sans-abri et les migrants pourraient se voir refuser l'accès à certains soins de santé primaire et à l'éducation », a-t-il ajouté. « L'UE ne peut pas ne pas ignorer la création de politiques fondées sur la race dans l'un de ses États membres et doit garder un œil sur le processus législatif », a déclaré M. Beger. Du côté de la Commission européenne, on refuse cependant de se prononcer tant que la loi n'est pas définitivement adoptée. (B.C.)