login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 9864
INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) ue/social

Le Sommet social tripartite face à la crise

Bruxelles, 18/03/2009 (Agence Europe) - Le Sommet Social tripartite pour la croissance et l'emploi se tient ce jeudi 19 mars à Bruxelles sous la co-présidence du président de la Commission européenne, José Manuel Barroso et du Premier ministre tchèque Mirek Topolánek. Le ministre tchèque du Travail et des Affaires sociales, Petr Necas, le commissaire aux Affaires sociales, à l'Emploi et à l'Égalité des chances, Vladimir Spidla, les Premiers ministres suédois et espagnol (Présidences 2009 et 2010 du Conseil) ainsi que les représentants des partenaires sociaux européens participeront à cette réunion qui pourrait bien être, selon certains, un non événement. L'ordre du jour présenté par la Présidence tchèque étant laconique, les participants enverront au Conseil européen leur message pour répondre à la crise, chacun selon leur spécificité.

Le secrétaire général de la Confédération européenne des syndicats (CES), John Monks, lancera un appel aux dirigeants européens à « manifester une vraie volonté politique européenne » pour éviter que la crise ne continue de se propager. John Monks soulignera le besoin urgent d'une initiative politique européenne pour (1) apporter une réponse européenne à l'effondrement de l'emploi et de l'activité économique ; (2) donner aux États membres les moyens financiers de lutter contre la crise et ses conséquences sociales ; (3) faire face au parti pris libéral des marchés financiers ; (4) éviter que des règles rigides continuent d'infliger des dommages graves à nos économies ; (5) éviter le protectionnisme et le dumping social. Pour mettre fin à cette récession, la CES incitera vivement le Conseil européen et la Commission à suivre les lignes d'action suivantes pour un Nouveau deal Social: (1) investir dans l'Europe sociale; (2) éviter les réductions de salaires ; (3) investir dans un vaste programme de relance; (4) de l'argent public pour des investissements publics ; (5) la solidarité européenne pour protéger chacun d'entre nous contre l'irrationalité des marchés financiers.

Le président de l'Union européenne de l'artisanat et des petites et moyennes entreprises (UEAPME), Georg Toifl, insistera sur trois points: (1) les plans de relance: l'UEAPME regrette que ceux-ci ne soient pas suffisamment mis en œuvre tant au niveau européen que national et donc ne servent pas suffisamment les entreprises. M. Toifl donnera à titre d'exemple, dans le cadre du Small Business Act, la directive sur les délais de paiement qui devait être publiée pour novembre 2008 et qui vient d'être retirée ce mercredi de l'ordre du jour de la Commission. Or, c'est un point essentiel pour les PME qui insistent pour que l'on inclue dans cette directive, outre les entreprises, les consommateurs ; (2) la garantie des financements. La Commission a pris des mesures favorables aux entreprises mais jusqu'à présent très peu d'États membres y ont donné une suite. Il faut que les PME « saines » et donc « viables » puissent avoir accès au crédit pour investir, sinon elles risquent la faillite ; (3) le marché du travail: les PME, les sous-traitants et les fournisseurs de services pour des entreprises un peu plus grandes ne bénéficient pas, en cas de restructuration, de plans sociaux comme les multinationales. Les PME demandent dont d'être traitées sur un pied d'égalité avec les grandes entreprises s'agissant notamment de l'accès aux Fonds européens (Fonds social européen, Fonds européen d'ajustement à la mondialisation).

Le président du European Centre of Employers and Enterprises Providing (CEEP), Carl Cederschiöld, insistera sur le fait que l'Europe a les moyens de surmonter le problème de la crise. M. Cederschiöld soulignera les atouts de l'UE pour répondre à la situation économique épouvantable: son aptitude à réagir vite et à temps, et l'existence et le fonctionnement du modèle social européen qui est un véritable avantage concurrentiel et qui devrait l'aider à jouer un rôle de leader lors du Sommet du G20 le 2 avril. La réponse à la crise, pour les employeurs des services publics, sera bâtie sur le concept de l'employabilité, de l'anticipation des nouvelles compétences. Le président Cederschiöld lancera un appel pour que les prochaines augmentations dans les avances de paiements provenant du Fonds social européen soient principalement consacrées à ce type d'opérations. Enfin, le président Cederschiöld insistera sur le long terme comme clé de la relance, ce qui implique des gros investissements dans les infrastructures. L'Europe doit jouer un rôle et c'est pour cette raison que le CEEP lancera un appel à la remise en vigueur des fonds européens pour les infrastructures. (G.B.)

Sommaire

AU-DELÀ DE L'INFORMATION
JOURNÉE POLITIQUE
INFORMATIONS GÉNÉRALES
SUPPLEMENT