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Bulletin Quotidien Europe N° 9862
JOURNÉE POLITIQUE / (eu) ue/proche-orient

L'UE attend un gouvernement palestinien d'union nationale « d'ici la fin du mois » - L'Autorité palestinienne ne discutera pas avec un gouvernement israélien de droite qui refuserait la solution des deux États

Bruxelles, 16/03/2009 (Agence Europe) - La troïka de l'UE (composée du ministre tchèque des Affaires étrangères, Karel Schwarzenberg, du Haut Représentant pour la PESC, Javier Solana, de la commissaire Benita Ferrero-Waldner et du ministre suédois des Affaires étrangères, Carl Bildt) a rencontré dimanche soir 15 mars à Bruxelles les ministres des Affaires étrangères de l'Égypte, Ahmed Aboul Gheit, de l'Autorité palestinienne, Riad Al-Malki, et de la Jordanie. La situation à Gaza et à Jérusalem-Est, le processus de réconciliation inter-palestinienne et les perspectives de reprise du processus de paix israélo-palestinien ont figuré au centre des discussions. L'UE apprécie beaucoup les efforts faits par l'Égypte pour faciliter la réconciliation inter-palestinienne entre le Hamas et le Fatah et elle espère qu'un accord sur la formation d'un gouvernement palestinien d'union nationale, construit autour de l'Autorité palestinienne de Mahmoud Abbas, pourra être conclu avant le sommet de la Ligue arabe qui doit se tenir à la fin du mois à Doha, a expliqué M. Schwarzenberg devant la presse à l'issue de la réunion. Les membres de ce futur gouvernement palestinien devront cependant tous s'engager à respecter les engagements pris par l'OLP dans le passé, renoncer à la violence et accepter la « solution des deux États », Israël et un État palestinien, qui coexistent en paix et sécurité, a souligné M. Schwarzenberg qui préside actuellement le Conseil de l'UE.

Le ministre palestinien des Affaires étrangères, Riad Al-Malki, a sévèrement critiqué le Premier ministre israélien désigné, Benjamin Netanyahou, qui mène actuellement des consultations avec des partis d'extrême-droite (comme la formation d'Avigdor Lieberman) et des formations ultra-orthodoxes en vue de former un nouveau gouvernement. « Le dénominateur commun entre tous ces partis est qu'ils partagent les mêmes principes: ils sont contre l'établissement d'un État palestinien indépendant, ils n'envisagent pas une solution à deux États, ils ne voient pas la nécessité de négocier avec les Palestiniens pour parvenir à la paix et ils croient à l'utilisation de la force comme moyen d'obtenir des bénéfices politiques », a dit le ministre palestinien. Les Palestiniens « ne sont pas intéressés à discuter avec un tel gouvernement anti-paix », a souligné M. Al-Malki. Il a aussi appelé la communauté internationale à « faire pression pour qu'un nouveau gouvernement israélien soit engagé envers la paix avec les Palestiniens ». Parlant au nom de l'UE, M. Schwarzenberg a refusé de « juger » d'avance le futur gouvernement d'Israël. « En tant que présidence de l'UE, ce n'est pas mon rôle de juger un nouveau gouvernement israélien. Comme je l'ai expliqué (à M.Al- Malki), nous devons accepter nos partenaires, quels qu'ils soient », a-t-il indiqué. M. Schwarzenberg a cependant exprimé l'espoir que la future équipe gouvernementale « travaillera en faveur de la paix et qu'elle acceptera la solution des deux États ». Javier Solana s'est montré plus menaçant: si le futur gouvernement israélien ne soutient pas la solution des deux États, l'UE se comportera « très différemment » vis-à-vis de l'Etat hébreu, a dit le Haut Représentant pour la PESC.

Riad Al-Malki, le ministre palestinien, s'est aussi plaint devant la presse qu'Israël bloque toujours le passage des matériaux de construction vers Gaza. Les résultats très positifs de la récente conférence des donateurs internationaux en faveur de la reconstruction de Gaza pourraient être « totalement anéantis » si ce blocage persistait, a-t-il dit. Il a aussi fortement critiqué les activités à Jérusalem-Est et en Cisjordanie où Israël est en train de « créer une nouvelle réalité » en détruisant des maisons appartenant à des Palestiniens et en forçant certains d'entre eux à quitter les lieux. L'UE doit « faire pression » sur Israël pour que cessent ces activités illégales qui « sapent le processus de paix ». (H.B.)

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