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Bulletin Quotidien Europe N° 9843
JOURNÉE POLITIQUE / (eu) ue/suisse

La Suisse pourrait envoyer des soldats dans le cadre de l'opération Atalanta de lutte contre la piraterie maritime

Bruxelles, 18/02/2009 (Agence Europe) - « La Suisse a des bateaux commerciaux qui transitent par le Golfe d'Aden et ils doivent être protégés », a déclaré, mercredi 18 février, la conseillère fédérale suisse chargée des Affaires étrangères Micheline Calmy-Rey. Selon elle, la protection de la marine marchande helvétique transitant au large des côtes somaliennes n'est possible « que dans la solidarité avec l'Union européenne » car la Suisse ne dispose pas de bateaux de guerre. Elle a indiqué que son pays pourrait contribuer à l'opération militaire Atalanta conduite par la force européenne EU NavFor à travers l'envoi de « soldats » et la mobilisation de « juristes » (voir EUROPE n°9799). Soutenue par la conseillère fédérale, la décision de la participation suisse à cette opération n'est cependant pas encore acquise: le gouvernement fédéral doit encore se prononcer en ce sens et, le cas échéant, le parlement national devra avaliser cette option. Une partie de la droite helvétique s'y oppose, notamment pour des questions liées à la neutralité du pays.

Une éventuelle contribution financière de la Suisse est importante, mais elle ne constitue « pas la priorité, on a besoin d'une participation avec des soldats », a observé le Haut représentant de l'UE pour la PESC, Javier Solana. Il a estimé que si la Suisse décidait en faveur d'une participation à l'EU NavFor, « il n'y (aurait) pas de problème quant aux modalités » de participation à l'opération militaire. Les Européens verraient d'un bon œil que les soldats suisses soient affectés aux patrouilles effectuées par la force européenne, celle-ci disposant à ce jour de cinq frégates et de trois avions de surveillance. Cinq actes de piraterie ont été empêchés par la force européenne, indique-t-on au Conseil. D'autres pays tiers - la Croatie, la Norvège et l'Ukraine - discuteraient eux aussi avec l'UE d'une participation à l'opération EU NavFor.

Mme Calmy-Rey et M. Solana ont évoqué au cours de leur rencontre d'autres dossiers de politique étrangère, tels que le Moyen-Orient et l'Iran. Le Haut représentant de l'UE pour la PESC a fait état d'une « même longueur d'onde » entre l'UE et la Suisse sur la question du conflit israélo-palestinien ainsi que d'« une même volonté d'aider et de reconstruire » la Bande de Gaza. Mme Calmy-Rey rencontrera, probablement fin février, la commissaire chargée des relations extérieures Benita Ferrero-Waldner afin de procéder à un état des lieux général des relations UE/Suisse, quelques jours après la reconduction autorisant les citoyens européens à travailler en Suisse et son extension aux travailleurs bulgares et roumains (voir EUROPE n°9836). (M.B.)

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