Bruxelles, 18/02/2009 (Agence Europe) - Une première étape importante vers la ratification du traité de Lisbonne par la République tchèque est franchie: la chambre des députés du parlement tchèque a approuvé, mercredi 18 février, le nouveau traité avec les voix de 125 des 197 députés présents (soit cinq voix de plus que la majorité constitutionnelle requise des 3/5). Le Sénat doit encore se prononcer sur le texte. Puis il faudra que le président Vaclav Klaus (hostile au traité) accepte de signer la loi de ratification. Lors du débat qui a précédé le vote à la Chambre, le Premier ministre Mirek Topolánek a appelé les députés à soutenir le texte en soulignant que lui-même voterait « avec sa tête et non avec son cœur ». « La non-ratification ne nous apportera rien, il n'y a pas d'alternative », a-t-il dit tout en regrettant que le traité favorise « un renforcement des éléments centralisateurs de l'UE » et un « affaiblissement des États nationaux ». Seulement la moitié des députés de l'ODS (parti de M. Topolánek) ont finalement voté en faveur du Traité de Lisbonne.
Le président de la commission des Affaires constitutionnelles du Parlement européen, Jo Leinen, a salué « ce pas important » vers la ratification tchèque. À la veille du discours de l'eurosceptique Vaclav Klaus devant la session plénière du PE ce jeudi 19 février à Bruxelles, le soutien d'une majorité des 3/5 des députés tchèques au nouveau traité démontre que l'opposition du président tchèque au Traité de Lisbonne est un « acte isolé » qui n'a « aucune légitimité », estime M. Leinen. (H.B.)