Bruxelles, 06/02/2009 (Agence Europe) - Alors que les Suisses se prononceront, dimanche 8 février, lors d'un vote à haut risque susceptible de remettre en cause les relations de la Confédération avec son premier partenaire économique, la Commission européenne se montre confiante espérant que le « oui » l'emportera. Les électeurs sont appelés à décider par référendum s'ils veulent ou non prolonger les accords sur la libre circulation avec l'UE en vigueur depuis 2002 et surtout accepter qu'ils soient étendus à la Roumanie et à la Bulgarie, derniers pays entrés dans l'Union. « Les citoyens suisses ont tous les éléments pour prendre la décision qui leur semble la meilleure. Nous attendons avec confiance leur choix », a déclaré, jeudi 5 février, Michele Cercone, le porte-parole du commissaire européen Jacques Barrot. L'enjeu de ce référendum est de taille car un « non » entraînerait l'application de « la clause de la guillotine ». Selon ce principe, les six autres accords signés en 1999 entre la Suisse et l'UE en même temps que celui sur la libre circulation deviendraient caducs (EUROPE n° 9781). Répondant à la question de savoir si l'exécutif européen avait suffisamment expliqué aux Suisses les enjeux d'une telle votation, Johannes Laitenberger, le porte-parole du président de la Commission européenne, a déclaré: « Il y a une décision souveraine des électeurs suisses. Nous n'avons pas de recommandations à leur faire». Selon le dernier sondage datant du 30 janvier, le « oui » l'emporterait à 50 %, le « non » serait à 43 %, mais en progrès et il resterait 7 % d'indécis qui pourront faire la différence. « Si la Suisse a conclu ces accords avec l'UE, c'est d'abord parce que c'est dans l'intérêt de la Suisse elle-même », a ajouté M. Laitenberger. « C'est à la Suisse de prendre sa décision sachant que pour nous autres Européens, la liberté de circulation a été une histoire de succès économique, de gain d'emplois et de liberté pour les citoyens et les citoyennes », a-t-il conclu. (B.C.)