Bruxelles, 23/12/2008 (Agence Europe) - S'exprimant lors du sommet des affaires en marge du sommet UE/Brésil le 22 décembre à Rio de Janeiro, le président français Nicolas Sarkozy a appelé son homologue américain nouvellement élu Barack Obama à prendre des initiatives, une fois entré en fonction le 20 janvier prochain, pour sortir le round de Doha de l'impasse. L'issue des négociations multilatérales dépend désormais d'un mouvement des Etats-Unis sur trois points: le mécanisme de sauvegarde spéciale pour les pays en développement et le coton en agriculture, les accords sectoriels dans le volet relatif à l'accès au marché industriel (NAMA). « Je pense qu'à un moment donné dans l'année 2009, quand la nouvelle administration américaine sera aux affaires, il faudra que le président Obama prenne des initiatives, que nous nous retrouvions et que nous bousculions les habitudes pour avoir un accord équilibré », a-t-il estimé. M. Sarkozy a aussi de nouveau plaidé pour une réunion au plus haut niveau politique pour favoriser l'émergence d'un accord global, après sept ans de pourparlers. « Je pense que la méthode qui a été retenue n'est pas la bonne. Je pense que si, à un moment donné, les chefs d'Etat et de gouvernement ne s'y mettent pas pour essayer de trouver un accord, pour essayer de trouver des marges de manœuvre qui rapprochent les positions, on n'y arrivera pas », a-t-il expliqué. Malgré l'appel du sommet du G20 sur la crise financière à la mi-novembre à Washington, le directeur général de l'OMC Pascal Lamy a renoncé à la mi-décembre à convoquer une ministérielle avant fin 2008 pour tenter de ficeler un compromis global sur les modalités de libéralisation des échanges en agriculture et sur les produits manufacturés devant l'absence d'un consensus suffisant entre les pays membres. (E.H.)