Bruxelles, 23/12/2008 (Agence Europe) - Dès le début de 2009, les États membres de l'UE devront lister les infrastructures critiques européennes sur leur territoire. Les ministres des Affaires étrangères de l'UE ont en effet adopté, le 8 décembre dernier, une directive qui établit une procédure de recensement et de classement des infrastructures critiques européennes (ICE) ainsi qu'une approche commune pour évaluer la nécessité d'améliorer leur protection. Un accord politique sur le texte avait eu lieu en juin dernier (EUROPE n° 9677).
Les infrastructures critiques sont définies comme étant celles indispensables au maintien des fonctions sociétales vitales (la santé, la sécurité et le bien-être économique et social des citoyens) et dont l'arrêt ou la destruction aurait une incidence significative sur deux États membres de l'UE au moins. La directive permettra de définir, à l'échelle européenne, une procédure unique pour recenser et désigner ces ICE et évaluer la nécessité d'améliorer leur protection. Dans un premier temps, la directive concernera les secteurs de l'énergie et du transport. Le transport de l'électricité provenant des centrales nucléaires pourra être concerné par la législation, mais les éléments strictement nucléaires, qui relèvent de la réglementation pertinente en la matière, ne seront pas couverts. La directive fera l'objet d'un réexamen après trois années afin d'évaluer son impact et la nécessité d'étendre son champ d'application à d'autres secteurs, notamment celui des technologies de l'information et des communications (TIC).
Le Conseil a également approuvé un rapport de la Présidence sur le renforcement des capacités de l'UE en matière de prévention des catastrophes et de réaction à celles-ci. Ce rapport fait suite aux conclusions adoptées en juin 2008 qui soulignaient la nécessité de disposer d'une approche intégrée pour la gestion des catastrophes - prévention, préparation, réaction et réhabilitation -, qu'il s'agisse de catastrophes naturelles ou de catastrophes causées par l'homme survenant dans l'UE ou dans les pays tiers. Le rapport fait le point sur les travaux en cours pour améliorer la coordination horizontale entre Conseil, Commission et États membres. Sont notamment concernées, les questions relatives à l'assistance mutuelle, le dispositif européen de formation à la gestion des catastrophes, les systèmes d'alerte précoce, la coopération et la coordination avec les Nations unies, l'assistance consulaire, les menaces et risques nucléaires, radiologiques bactériologiques et chimiques (NRBC). (B.C.)