Bruxelles, 23/12/2008 (Agence Europe) - Le sommet UE/Brésil s'est achevé, lundi 22 décembre à Rio de Janeiro, par l'adoption d'une feuille de route pour l'approfondissement du « partenariat stratégique » initié en 2007 et par un engagement des deux parties à coordonner leurs positions en vue du prochain sommet du G-20 sur la crise économique et financière qui se tiendra le 2 avril 2009 à Londres. Européens et Brésiliens ont aussi convenu de prendre une initiative conjointe pour relancer les négociations à l'OMC sur le cycle de Doha. Le sommet a adopté une « Déclaration commune » qui est disponible sur le site du Conseil: http: //http://www.consilium.europa.eu/ueDocs/cms_Data/docs/pressData/en/er/105021.pdf.
Partenariat stratégique UE/Brésil. La feuille de route (Plan d'action) signé à Rio par Nicolas Sarkozy (président en exercice du Conseil européen), le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva, et le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, détaille les axes prioritaires de la coopération bilatérale pour les trois années à venir: paix et sécurité internationales ; coopération économique, sociale et environnementale ; sciences, technologies et innovations ; coopération régionale ; éducation et culture. « Ce partenariat est la conséquence d'une convergence d'intérêts, qui va au-delà des positions que nous avons adoptées lors des forums internationaux », a déclaré M. Lula devant la presse. « En ce moment, marqué par tellement d'incertitudes et de turbulences sur la scène mondiale, nous pouvons travailler ensemble sur des questions cruciales pour nos pays et la communauté internationale », a-t-il souligné.
Crise financière et économique. L'UE et le Brésil ont aussi convenu de travailler sur une position commune qu'ils défendront au sommet du G20 le 2 avril 2009 à Londres. « Nous allons travailler d'arrache-pied sur la priorité commune du Brésil et de la Communauté européenne, qui est la préparation du sommet de Londres du 2 avril », a dit Nicolas Sarkozy à la presse. « Nous avons décidé d'additionner nos efforts pour poser les bases d'un système monétaire plus équilibré autour des grandes monnaies du monde et nous souhaitons également discuter et poser les bases d'une coordination économique pour mettre en place un système de relance mondiale à l'image de ce qu'a fait l'Europe », a précisé M. Sarkozy. L'Europe et le Brésil doivent parler d'une même voix pour obtenir ces changements, a insisté le président en exercice du Conseil européen. « Nous sommes décidés avec le président Lula de peser pour que les choses changent (…) Pour qu'elles changent en profondeur, nous avons donc décidé de rapprocher nos positions et d'essayer d'arriver à Londres avec une vision commune du rôle futur du FMI, une vision commune du système de surveillance des institutions financières », a-t-il ajouté. Le premier sommet du G20 en novembre dernier à Washington « a montré qu'il y avait de la place pour une réponse concertée » à la crise, incluant les pays émergents, a indiqué pour sa part Lula da Silva pour qui la crise est la conséquence d'une « spéculation financière honteuse ». Aujourd'hui « l'heure est venue de la politique » pour réformer le système, a dit le président brésilien.
Cycle de Doha. Selon M. Sarkozy, Européens et Brésiliens seraient tombés d'accord pour préparer une initiative commune à l'OMC visant à débloquer le cycle de Doha (voir autre nouvelle). « C'est maintenant aux chefs de l'État et de gouvernement de prendre maintenant leurs responsabilités » pour sortir le cycle de Doha de l'impasse, a dit M. Sarkozy. (H.B.)