Bruxelles, 09/12/2008 (Agence Europe) - Au terme d'un mois d'intenses tractations, la Commission, le Parlement européen et la Présidence du Conseil ont ficelé, après une sixième réunion en trilogue, mardi 9 décembre au matin, un accord sur le projet de directive « renouvelables », qui constitue l'un des quatre textes législatifs du paquet « Climat/Énergie » (voir EUROPE n° 9798). Mardi, le rapporteur du PE Claude Turmes (Verts, luxembourgeois) et la Présidence française sont en effet parvenus à résoudre la dernière question en suspens, celle de la révision en 2014 du mécanisme de coopération, qui permet à plusieurs États membres de s'associer sur des projets communs d'infrastructures de renouvelables. Ils ont convenu qu'elle n'affectera pas l'objectif global de 20% de renouvelables dans le bouquet énergétique de l'UE à l'horizon 2020 et les objectifs nationaux et ne mettra pas en danger les systèmes nationaux existants visant à soutenir financièrement le développement des énergies vertes, mais qu'elle ne pourra déboucher que sur des ajustements visant à les améliorer. Sur la base des propositions du PE, l'accord prévoit que les mécanismes de coopération permettent aux États membres: - de participer à un ou plusieurs projets communs de production d'électricité ou de chauffage/refroidissement d'origine renouvelable ; - de transférer « statistiquement » l'énergie produite dans un État membre (ou un pays tiers) dans lesquels ils ont investi vers leur objectif national ; - de coordonner en partie leurs systèmes nationaux de soutien. Les négociateurs sont également parvenus à s'entendre sur le chapitre controversé de l'objectif de 10% de renouvelables dans la consommation d'énergie dans le secteur des transports de l'UE d'ici 2020. L'accord prévoit que le recours aux biocarburants, pourvu qu'ils permettent de réduire les émissions de CO2 d'au moins 35% par rapport aux carburants fossiles, les trains et les voitures électriques, permettra d'atteindre cet objectif. Le compromis trouvé doit maintenant être formellement approuvé par le Conseil et mis aux voix en première lecture au Parlement européen la semaine prochaine à Strasbourg. (E.H.)