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Bulletin Quotidien Europe N° 9800
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) ue/omc/doha

Une éventuelle ministérielle repoussée d'une semaine

Bruxelles, 09/12/2008 (Agence Europe) - À l'issue d'une réunion informelle avec les négociateurs d'une trentaine de pays membres confirmant la persistance des divergences sur plusieurs dossiers clés, le directeur général de l'OMC, Pascal Lamy, a décidé, lundi 8 décembre, de repousser d'une semaine, du 17 au 19 décembre, une éventuelle réunion ministérielle visant à ficeler un compromis multilatéral sur les modalités de libéralisation des échanges mondiaux. Malgré une convergence sur plusieurs points des nouveaux textes de compromis en agriculture et sur les produits industriels (NAMA) publiés le week-end dernier et censés servir de base aux tractations ministérielles, les positions restent trop éloignées sur trois sujets cruciaux: les accords sectoriels dans le volet NAMA, le mécanisme de sauvegarde spéciale et le coton en agriculture. Trois dossiers nécessitant, pour M. Lamy, un « test politique » qui lui permettra de décider de convoquer ou non les ministres du Commerce à Genève. Le patron de l'OMC va donc consulter directement les ministres dans les prochains jours pour évaluer leur flexibilité sur ces dossiers. Plusieurs sources concordantes imputaient la responsabilité du blocage des négociations à la Chine, aux États-Unis et à l'Inde. Côté européen, la Commission, qui négocie au nom de l'UE, continue à plaider en faveur d'un accord. Lundi, la commissaire Catherine Ashton a apporté son soutien aux textes de compromis révisés. Présidant une réunion des ministres du Commerce, la Française Anne-Marie Idrac est quant à elle apparue prudente, faisant part de « beaucoup d'incertitudes sur la manière dont les équilibres se feront entre les parties, avec une interrogation particulière sur la position des États-Unis ». « La question reste très ouverte de savoir s'il y aura une possibilité d'accord » avant Noël, a-t-elle ajouté. Au Conseil, les délégations ont souligné quatre points: - la nécessité que la Commission continue à défendre les lignes rouges de l'UE en matière agricole ; - la nécessité de résultats précis et datés en décembre sur les indications géographiques ; - la nécessité d'un accès au marché additionnel sur les NAMA ; - la nécessité d'avancées concrètes, précises et des dates pour les services. Mme Idrac a par ailleurs assuré que la Présidence française continuait à défendre la cohésion des Vingt-sept en faveur d'un accord équilibré et ambitieux. (E.H.)

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