Bruxelles, 20/11/2008 (Agence Europe) - Le Conseil « Éducation, Culture, Jeunesse » a adopté, jeudi 20 novembre, sous présidence française, une série de conclusions en matière de politique culturelle. D'une part, les ministres se sont mis d'accord pour créer au niveau communautaire un « Label du patrimoine européen », une initiative qui existe déjà dans la plupart des États membres, mise en œuvre de manière volontaire, et destinée à mettre en valeur le patrimoine culturel et architectural européen. En adoptant ces conclusions, les États membres s'engagent à avoir une approche plus coordonnée dans le choix des sites et lieux qui bénéficieront du label, sélectionnés selon des critères « clairs et transparents ». Cette décision permettra à ces sites et à ces lieux d'avoir un plus grand rayonnement dans les différents États membres grâce à la coopération entre les pays. Par conséquent, ils seront mieux connus et appréciés par le public.
Le Conseil a également adopté des conclusions relatives à l'architecture, dans la perspective de la contribution de la politique culturelle à la protection de l'environnement et au développement durable. Le texte invite les États membres à consacrer davantage de temps et d'énergie à un développement moins anarchique des villes, qui doivent devenir plus conviviales, afin d'améliorer la qualité de vie des citoyens. Dans ce but, les États membres et la Commission sont invités à prendre en compte l'architecture et ses aspects culturels dans l'ensemble des politiques pertinentes et à examiner la faisabilité d'un « temps fort » annuel européen consacré à l'architecture, soulignent les conclusions. « Le texte apporte une réponse aux enjeux et invite à changer et améliorer la politique en la matière », a déclaré la ministre française de la Culture et de la Communication Christine Albanel. Estimant que l'architecture est un segment important des industries de la création, le Commissaire Jan Figel, responsable notamment de la culture, estime pour sa part nécessaire de promouvoir la qualité du patrimoine architectural comme un élément permettant d'asseoir la cohésion sociale. Enfin, les ministres ont adopté des conclusions sur la promotion de la diversité culturelle et du dialogue interculturel dans les relations extérieures de l'Union et de ses États membres. Les conclusions invitent les pays membres à renforcer la place de la culture dans leurs relations extérieures en réaffirmant deux principes, a souligné la ministre Albanel, d'une part, la diversité culturelle et, d'autre part, un dialogue spécifique avec chaque interlocuteur afin d'affiner les objectifs et les moyens d'action en matière de relations culturelles. Ce dialogue demande de renforcer la promotion à l'international des activités, biens et services culturels européens, le soutien au multilinguisme et tout particulièrement l'apprentissage des langues et la traduction, mais aussi la protection des œuvres d'art et la lutte contre le trafic illicite des biens culturels a indiqué Mme Albanel. De nombreuses délégations, notamment le Portugal, ont mis l'accent sur l'importance de la dimension des langues dans le dialogue. « Améliorer la coopération avec les États tiers fait partie de la stratégie à long terme du Dialogue interculturel », a souligné quant à lui le commissaire qui aimerait que la prochaine Présidence poursuive les efforts entamés en la matière par la France et la Slovénie. (I.L.)