Bruxelles, 20/11/2008 (Agence Europe) - Participant à la première conférence mondiale sur les biocarburants à Sao Paulo, Andris Piebalgs a assuré, mercredi 19 novembre, que la directive communautaire sur la promotion et l'utilisation des sources d'énergie renouvelables ne servira pas de barrière non douanière à l'entrée aux biocarburants des pays tiers, en particulier l'éthanol brésilien. « Quand la directive a été proposée, on a prévu qu'elle ne serait pas remise en question au sein de l'OMC et son esprit était d'éviter des frictions dans le commerce international », a expliqué le commissaire européen à l'Énergie, assurant que ses services avaient consulté les spécialistes brésiliens. M. Piebalgs a rappelé que l'objectif de 10% de renouvelables dans la consommation de carburants dans l'UE à l'horizon 2020 offre, au contraire, une occasion aux partenaires commerciaux d'exporter leurs biocarburants dans l'UE. Pour l'Union des industries de la canne à sucre du Brésil (Unica), la taxe européenne sur l'éthanol brésilien, de 19 centimes d'euros par litre, est beaucoup plus importante que les 51 centimes de dollars par galon imposés aux États-Unis. Toutefois, la Suède serait, selon Unica, l'un de rares pays européens à faciliter l'entrée à l'éthanol brésilien. Enfin, notons que des pays producteurs (Argentine, Brésil, Colombie, Indonésie, Malawi, Malaisie, Mozambique et Sierra Leone) ont averti les instances de l'UE qu'ils pourraient intervenir à l'OMC contre certaines dispositions restrictives dans la directive « renouvelables » et demandé un dialogue avec l'Europe sur les critères de durabilité (E.H.)