Bruxelles, 22/10/2008 (Agence Europe) - L'Union européenne va prochainement pouvoir adopter son projet de « carte bleue » en vue d'attirer l'élite des travailleurs étrangers en Europe. Les représentants permanents des États membres auprès de l'UE ont pris note, mercredi 22 octobre, de la levée des derniers obstacles techniques conduisant à l'adoption de la proposition de directive. La Bulgarie a en effet levé sa réserve, seulement quelques jours après que la République tchèque eut elle aussi retiré la sienne. À cause de ces deux pays, la proposition de directive n'avait pas pu être adoptée fin septembre (EUROPE n° 9749). Pour ne pas se sentir discriminés, les Tchèques désiraient que le projet de « carte bleue » mentionne explicitement que la date d'entrée en vigueur de la directive coïncide avec celle de la levée des restrictions imposées par certains États membres à l'accès à leur marché du travail, soit 2011. Pour les Bulgares, mentionner cette date était encore plus discriminatoire car les restrictions au marché de l'emploi pour les ressortissants des deux pays entrés dans l'UE en 2007 s'appliqueront au plus tard jusqu'au 1er janvier 2014. Pour résoudre le problème, la Présidence française a ajouté au texte une déclaration qui, sans préciser de date (simple référence aux dispositions des traités d'adhésion de 2003 et de 2005), confirme néanmoins que la « carte bleue » n'entrera pas en vigueur avant la levée des restrictions imposées aux travailleurs. La fin de ce « cinéma politique », a expliqué un diplomate, devrait permettre au Conseil d'adopter la « carte bleue » lors du Conseil Justice et Affaires intérieures des 27 et 28 novembre prochains. (B.C.)