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Bulletin Quotidien Europe N° 9734
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) ue/omc/doha

Le temps presse pour un accord sur les modalités

Bruxelles, 05/09/2008 (Agence Europe) - Des hauts fonctionnaires des grandes puissances commerciales devraient se réunir la semaine prochaine à Genève pour examiner de nouvelles idées afin de relancer les négociations de Doha, dans l'impasse après le semi-échec de la réunion ministérielle de juillet, et de surmonter les problèmes rencontrés alors, en particulier la question sensible du mécanisme de sauvegarde spéciale (EUROPE n° 9732). Mardi 2 septembre, le ministre brésilien des Affaires étrangères, Celso Amorim, a estimé qu'il ne reste que deux à trois semaines pour tenter de débloquer les pourparlers, un exercice qu'il a comparé à un « effort de respiration artificielle ». Selon lui, il est « encore possible d'arriver à un accord » même si « l'élan a faibli » depuis juillet. « Les contacts que le président [brésilien] Lula a eus depuis avec plusieurs présidents, dont George W. Bush, nous permettent de penser qu'il y a un fort désir de conclure un accord. Mais cela ne sera pas facile », a-t-il affirmé à Rio. « J'arrive d'Australie et de Nouvelle-Zélande et j'ai senti le souhait de trouver une solution au principal problème qui a empêché l'accord, les sauvegardes entre l'Inde et les États-Unis », a précisé M. Amorim. « On saura d'ici deux à trois semaines s'il existe encore une possibilité d'accord. Deux à trois semaines supplémentaires seraient ensuite nécessaires pour définir les modalités d'un accord », a-t-il ajouté. Selon M. Amorim, à partir de la mi-octobre, « il sera impossible d'arriver à un accord, en raison de l'élection présidentielle américaine du 4 novembre ». « On entrera alors dans une période d'hibernation où les priorités changeront. Plus de deux années seront alors nécessaires pour relancer les négociations », a-t-il conclu. S'exprimant devant le Parlement européen mercredi 3 septembre, Peter Mandelson a, quant à lui, assuré qu'il tentera de faire redémarrer des négociations de l'OMC si d'autres pays y sont prêts. « Nous ne pouvons rester immobiles mais, en même temps, il est difficile d'aller de l'avant. Nous sommes prêts à nous réengager à tout niveau qui serait utile. Mais il faut qu'il y ait un réel engagement politique de la part d'autres à participer à un processus négocié », a ajouté le commissaire au Commerce. De nombreux acteurs du round s'interrogent néanmoins sur l'opportunité d'une reprise des discussions, si vite après la rupture de juillet, alors que se profilent des élections aux États-Unis mais également en Inde. (E.H.)

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