Bruxelles, 05/09/2008 (Agence Europe) - Les consommateurs peuvent espérer dès le 1er juillet 2009 une réduction substantielle du prix des SMS qu'ils envoient à l'étranger. Après avoir légiféré pour réduire le prix des appels de téléphonie mobile à l'étranger, Viviane Reding, commissaire européenne responsable de la société de l'information et des médias, poursuit sur sa lancée en soumettant cette semaine au collège des commissaires le projet de texte qu'elle a élaboré pour le prix des SMS, selon des sources proches du dossier. En juillet, la commissaire avait laissé entendre qu'elle voulait une réduction de deux tiers du prix actuel d'environ 29 centimes d'euros, soit un prix situé dans une fourchette de 11 à 15 centimes. Dans sa proposition, la commissaire aurait finalement fixé à 11 centimes, soit le montant le plus bas, le prix des messages texto envoyés à l'étranger. Mme Reding veut également réduire les tarifs pour les consommateurs souhaitant surfer sur Internet ou consulter leur boîte à messages à l'étranger. Sa proposition vise en effet à réduire les tarifs facturés pour le téléchargement de données via un réseau de téléphonie mobile à l'étranger. Les prix de détail resteraient libres pour l'instant, afin de ne pas freiner le développement d'un marché encore jeune, mais une limite de un euro par mégaoctet serait fixée pour les tarifs de gros, soit deux fois moins que la moyenne actuelle. Enfin, la commissaire a décidé de s'attaquer au système de facturation à la minute pour les appels vocaux, qui gonfle la durée des appels et donc des factures, en imposant une facturation à la seconde à partir de la 31ème seconde. Le plafonnement des tarifs des appels vocaux à l'étranger, entré en vigueur l'été dernier, quant à lui, prolongé jusqu'en 2013, soit trois années de plus qu'initialement prévu (2010). La proposition devrait recevoir l'aval des commissaires fin septembre ou début octobre et le Conseil des ministres devrait, pour sa part, examiner le projet lors du Conseil Télécommunications du 27 novembre, comme le souhaite le secrétaire d'État français à l'industrie et à la consommation Luc Chatel. (I.L.)