Bruxelles, 15/07/2008 (Agence Europe) - Offrir aux Irlandais de maintenir la règle « un pays membre, un Commissaire européen » au-delà de 2014, au cas où le gouvernement irlandais déciderait de soumettre le Traité de Lisbonne à un nouveau référendum, n'est pas concevable car cela « irait à l'encontre de l'esprit du Traité de Nice », estime le président de la commission des Affaires constitutionnelles du PE, l'Allemand Jo Leinen (PSE). Le Traité de Nice, actuellement en vigueur, prévoit que la taille de la Commission doit être réduite à partir de 2009 pour compter moins de membres que l'UE n'a de pays membres. L'esprit de cette disposition doit être respecté, a dit M. Leinen lors d'un débat sur le Traité de Lisbonne organisé par la Fondation Hanns Seidel mardi à Bruxelles. Peu importe combien de membres comptera la prochaine Commission, l'essentiel est que ce nombre soit inférieur à 27, a-t-il souligné. M. Leinen répondait à des experts juridiques du monde universitaire qui ont commencé à analyser des solutions juridiquement possibles pour sortir de l'impasse créée par le « non » irlandais (EUROPE n° 9702). Le Traité de Lisbonne stipule qu'à partir de 2014, la Commission sera composée d'un nombre de membres correspondant à 2/3 du nombre d'États membres, « à moins que le Conseil européen, statuant à l'unanimité, ne décide de modifier ce nombre ». Selon certains juristes, le Conseil européen pourrait s'engager, par anticipation, à adopter une décision modifiant la règle des 2/3 après l'entrée en vigueur du Traité de Lisbonne, pour tenir compte du souhait des Irlandais de garder « leur » Commissaire. (H.B.)