Bruxelles, 15/07/2008 (Agence Europe) - Malmené par le chef de l'État français Nicolas Sarkozy, qui l'a accusé de « sacrifier », dans les négociations de Doha, « les intérêts de l'Europe sur l'autel du libéralisme » (EUROPE n° 9694-9695), Peter Mandelson peut se réjouir, à la veille de la réunion ministérielle OMC du 21 juillet, du soutien des États membres « libre-échangistes ». Dans les colonnes du Herald Tribune du 14 juillet, les ministres du Commerce d'Estonie, de Lettonie, de République tchèque, du Royaume-Uni, de Slovénie et de Suède, appellent à l'unité des Vingt-sept derrière le commissaire européen au Commerce, pour obtenir un accord ambitieux et équilibré et les concessions supplémentaires des autres membres de l'OMC nécessaires à cette fin. « La capacité de l'UE à rester une force motrice dans cette phase cruciale dépend de notre capacité à agir dans la concordance. Maintenant plus que jamais, l'unité de l'Union est essentielle », affirment les six ministres, qui soulignent « l'urgence » d'un accord multilatéral face aux risques de ralentissement de la croissance économique et d'inflation à l'échelle mondiale. « Nous ne pouvons pas nous permettre de manquer la chance de contrebalancer les tendances négatives dans l'économie mondiale. La crédibilité et le respect du système commercial multilatéral doivent être maintenus », concluent-ils. Les six ministres retrouveront leurs homologues le 18 juillet, à Bruxelles, pour définir la position que défendra M. Mandelson à Genève. (E.H.)