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Bulletin Quotidien Europe N° 9704
JOURNÉE POLITIQUE / (eu) pe/relations extÉrieures

Bernard Kouchner réclame un rôle pour l'UE dans le règlement des crises du monde

Bruxelles, 15/07/2008 (Agence Europe) - Après le sommet de Paris sur l'Union pour la Méditerranée (UpM) et les nombreux contacts bilatéraux qui ont eu lieu en marge de cette réunion entre les dirigeants de la région (EUROPE n° 9703), la Présidence française de l'UE est « modestement optimiste » quant à la situation au Proche-Orient. Le processus de paix peut y être relancé et, éventuellement, mené à bien, a affirmé mardi le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner, qui préside actuellement le Conseil Affaires générales/Relations extérieures. S'exprimant devant la commission des Affaires étrangères du Parlement européen, M. Kouchner a plaidé pour que l'UE occupe une place plus importante dans le processus de paix israélo-arabe en particulier, et dans les zones de conflit dans le monde, en général. « Il faut une place pour l'Union européenne dans tous les processus de paix. Nous ne sommes pas seulement une Union prête à financer » des projets de réconciliation et de développement socio-économique, mais aussi une Union qui veut avoir son rôle politique à jouer, a dit M. Kouchner aux députés. « Il faut que l'Union trouve sa place » dans la crise au Proche-Orient et dans les autres crises internationales ; « le monde nous attend », a lancé le ministre français. Il a suggéré que l'UE présente, dans les prochains mois, une « feuille de route » européenne proposant des pistes pour résoudre les grandes crises du monde, notamment au Proche-Orient. Le prochain changement de l'administration américaine est un moment particulièrement propice pour redéfinir et réaffirmer les positions européennes sur ces sujets, estime M. Kouchner.

Le prochain changement à la Maison Blanche sera aussi l'occasion de proposer aux Américains une « nouvelle forme de partenariat qui tienne davantage compte du poids réel de l'Union européenne », selon M. Kouchner. La Russie, elle aussi, doit rester un partenaire privilégié de l'UE. « Il n'y a pas de politique étrangère et de sécurité commune possible sans de bonnes relations avec la Russie. La Russie est un voisin qui constitue une partie de l'avenir de l'UE », a dit le ministre français. « L'UE devra changer de langage avec la Russie, même si la Russie emploie parfois un langage qui ne nous ne plaît pas toujours », a-t-il ajouté. (H.B.)

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