Paris, 14/07/2008 (Agence Europe) - De nombreuses personnalités ont exprimé leur tristesse à la suite de la disparition du député européen polonais Bronislaw Geremek, mort dans un accident de voiture, dimanche 13 juillet. L'ancien ministre des Affaires étrangères était âgé de 76 ans.
« C'était un grand Polonais, un grand européen. C'était aussi pour moi un ami. Quelqu'un qui symbolisait l'esprit libre, la volonté de résister à toute oppression, quelqu'un qui a mis toute ses qualités d'intellectuel au service de l'action », a déclaré le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, en marge du Sommet de lancement de l'Union pour la Méditerranée. Le président du Parlement européen, Hans Gert Pöttering, a aussi salué un « grand Européen ». «La personnalité de Bronislaw Geremek était le symbole que vous pouvez être à la fois proche de votre pays et proche de l'Europe », a-t-il ajouté.
Le président du groupe ALDE au Parlement européen, Graham Watson, a pour sa part dit pleurer la mort « d'un ami et d'un grand Européen ». « Je suis fier d'avoir compté un tel homme dans les rangs de l'Alliance des démocrates et des libéraux pour l'Europe et parmi mes amis ». Joseph Daul, le chef du groupe PPE-DE au Parlement européen, a rappelé le « rôle clé » que Bronislaw Geremek a joué dans la chute du communisme en Europe centrale et son engagement personnel pour la démocratie et la liberté en Pologne et en Europe. « Il était un vrai Européen et un membre dirigeant du Parlement européen depuis son élection en 2004 ». Les coprésidents des Verts/ALE au Parlement européen, Daniel Cohn-Bendit et Monica Frassoni, ont salué « un grand Européen dont les combats ont contribué à l'unification du continent et à la réunion des peuples ». « C'est en poursuivant notre lutte commune pour l'union des Européens que nous rendrons certainement le mieux hommage à son œuvre et à la mémoire de Bronislaw Geremek », ont-ils souligné. « Par delà nos divergences politiques, j'ai éprouvé une grande estime tant pour l'historien internationalement reconnu que pour l'acteur majeur de l'Histoire récente de son pays », affirme le chef du groupe GUE/NGL au PE, Francis Wurtz. Il rappelle qu'il a rendu un hommage public à Bronislaw Geremek « lorsqu'il a tenu tête avec courage aux autorités polonaises, alors engagées dans une 'chasse aux sorcières' d'un autre temps » (référence faite au refus de M. Geremek, en 2007, de signer une déclaration lancée par la droite polonaise demandant aux personnalités politiques et judiciaires d'assurer qu'ils n'ont pas collaboré avec la police secrète communiste). La « Fondation Jean Monnet pour l'Europe », dont Bronislaw Geremek était le président depuis 2006, déplore la perte de « l'une des grandes figures de l'Europe contemporaine » et d'un « Européen convaincu ». (L.B.S./H.B.)