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Bulletin Quotidien Europe N° 9703
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INTERPENETRATION ECONOMIQUE / (eu) banques

Le classement annuel des 100 premières banques européennes n'a pas encore été trop influencé par la crise financière en 2007. - Le quotidien français « Les Échos » a présenté, dans son édition du vendredi 11 juillet, la première partie de son étude annuelle des « 100 premières banques européennes », compilée à partir des données de l'agence de notation financière Fitch Ratings. Cette première partie classe les 100 premières banques selon leur rentabilité opérationnelle. Ratio résultat opérationnel/fonds propres, la rentabilité opérationnelle fait la différence entre les revenus et les charges opérationnels complétée par la charge du risque. Cet indicateur est le mieux à même d'effectuer des comparaisons car il exclut des éléments opérationnels. L'année 2007 marquera une double rupture pour les banques européennes avec la fin de l'argent facile et le retour du spectre de la défaillance, souligne l'étude. Les répercussions de la crise financière ne s'arrêtent pas à 2007 mais se sont poursuivies au premier semestre 2008. Les inquiétudes concernent désormais l'immobilier, les matières premières et plus généralement l'économie. Malgré cette dégradation, le classement semble encore « étrangement rose », avec 14 banques dont la rentabilité opérationnelle dépasse encore 25%. L'Anglo Irish Bank (Irlande), seconde en 2007, affiche le meilleur résultat (36,11%) devant la PKO Bank Polski (Pologne ; 32,53%), qui n'était pas classée l'an dernier, la Sal Oppenheim Jr. & Cie (Allemagne ; 31,94%), 85ème l'an dernier, et la Bank of Cyprus (Chypre ; 31,39%) qui n'était pas classée non plus l'an dernier. Le cumul des 15 premiers bénéfices nets se maintient pour sa part autour des 110 milliards d'euros, comme en 2006, année record. Douze banques ont gagné plus de 5 milliards d'euros, une de moins qu'il y a un an mais quatre de plus qu'en 2005. Un résultat qui s'explique par le fait que le premier semestre 2007 était très porteur. D'un point de vue général, les activités de banque de détail, celles dans les pays de l'Est ou émergents en particulier, ont résisté là où l'étoile des activités de banque d'investissement a pâli. La crise a ébranlé les marchés du crédit puis le marché interbancaire, les banques rechignant à se prêter entre elles. Des banques allemandes qui avaient investi dans des « subprimes » dites « toxiques » ont été sauvées in extremis par leurs actionnaires, à l'instar d'IKB, Sachsen LB (reprise entre-temps par LBBW) sans oublier WestLB. Northern Rock, banque britannique restée à l'écart des prêts américains, a dû être renationalisée à cause de sa dépendance aux refinancements de marché ; elle dégringole du 4ème au 96ème rang. Les banques britanniques perdent de manière générale de leur superbe dans le palmarès. En particulier, Lloyds TSB qui passe de la 1ère à la 8ème place. Ce n'est pas le cas des espagnoles: BBVA, au 5ème rang avec 30,86%, s'affiche comme la plus rentable des grandes banques européennes devançant le géant Santander (23,19%), en hausse de 22 places, très présent dans la banque de détail à l'international. En revanche, les caisses d'épargne ibériques, plus axées sur le marché intérieur, perdent du terrain, mis à part Ibercaja. Le ralentissement économique et l'immobilier pourraient changer la donne pour les établissements espagnols. Le géant suisse UBS est pour sa part tombé dans le rouge, régressant de la 13ème à la 97ème place. Du côté français, BNP Paribas a bien résisté et passe de la 30ème à la 33ème place, comme le Britannique Barclays et la Deutsche Bank. La Société Générale avait aussi engrangé assez de bénéfices au premier semestre pour tenir le coup mais les conséquences de l'affaire Kerviel expliquent sa 31ème place (8ème en 2006). Du côté néerlandais, ING remonte de la 21ème à la 11ème place. ABN AMRO a disparu du classement après son rachat par Fortis, Santander et Royal Bank of Scotland. Fortis recule de la 28ème à la 64ème place à cause de la dimension de l'opération. Les nouveaux poids lourds italiens, eux, ne brillent pas mais sont relativement épargnés par la crise financière. Unicredit recule de deux places (48ème) et Intesa Sanpaolo gagne douze places (76ème). La banque portugaise Banco BPI, non classée l'an dernier, passe directement à la 12ème place avec 25,68% de rentabilité opérationnelle. (I.L.)

 

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