Paris, 14/07/2008 (Agence Europe) - La déclaration de Paris consacre une certaine place à l'Assemblée parlementaire euro-méditerranéenne (APEM) qui, précise le texte, « sera l'expression parlementaire légitime du processus de Barcelone: une Union pour la Méditerranée ». Les chefs d'État ou de gouvernement soutiennent sans réserve le renforcement du rôle de l'APEM dans ses relations avec les partenaires méditerranéens.
La référence à l'APEM et à la dimension parlementaire du processus était une demande insistante du Parlement européen et de son président Hans-Gert Pöttering qui est aussi président de l'APEM. Le bureau de cette Assemblée, qui comprend outre M. Pöttering, les présidents des parlements jordanien Abdel Hadi Al-majali, italien Gianfranco Fini et marocain Mustapha Mansouri, s'était réuni samedi 12 juillet à Paris pour adopter une déclaration soulignant que « le renforcement de la légitimité démocratique du partenariat euro-méditerranéen est nécessaire ». « Le bureau de l'APEM considère que cette dernière, en tant qu'organe parlementaire de référence, devrait formuler des propositions et des évaluations. Comme dans tout système politique démocratique et représentatif, la nouvelle structure institutionnelle du Processus de Barcelone: Union pour la Méditerranée serait ainsi responsable devant une Assemblée légitimement élue ». Cette déclaration a été édulcorée à la demande de M. Fini. L'Assemblée se réunira en session plénière le 13 octobre en Jordanie. Elle devrait à cette occasion chercher à mieux définir son rôle dans l'architecture institutionnelle et transmettre des propositions aux ministres qui se réuniront en novembre pour préciser le fonctionnement des nouveaux organes du partenariat euroméditerranéen.
Comme pour s'excuser de cette consécration de l'APEM, le président Nicolas Sarkozy a par deux fois salué et remercié publiquement Abdelwahed Radi, le président de l'Assemblée parlementaire de la Méditerranée (APM). (O.J.)