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Bulletin Quotidien Europe N° 9672
JOURNEE POLITIQUE / (eu) ue/kosovo

Les députés européens et kosovars demandent de la clarté juridique et politique sur la future présence internationale au Kosovo

Bruxelles, 30/05/2008 (Agence Europe) - A l'issue de la première rencontre interparlementaire entre le Parlement européen et l'assemblée parlementaire du Kosovo, qui a eu lieu les 28 et 29 mai à Bruxelles, les députés des deux parties ont demandé que la clarté soit faite sur la future présence internationale au Kosovo, où la mission de police et d'Etat de droit de l'Union européenne (EULEX) devait remplacer la mission de police de l'ONU (MINUK) à partir du 15 juin. Cependant, il a été confirmé, ces derniers jours, que le déploiement de la mission européenne prendra du retard en raison de l'opposition russe et serbe dans les instances onusiennes à un passage de témoin entre MINUK et EULEX, sans nouvelle décision du Conseil de sécurité. « Il est urgent de clarifier le cadre juridique et les responsabilités des missions des Nations unies et de l'Union européenne. Les deux ne peuvent pas exercer ensemble et simultanément la même autorité », affirment les deux co-présidents de la rencontre parlementaire PE/Kosovo, l'Allemande Doris Pack (PPE-DE) et le président du parlement kosovar, Jakup Krasniqi, dans une déclaration commune publiée après la réunion. Les deux parties appellent le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, à « faciliter la transition » entre la MINUK et la mission européenne et de « reconnaître EULEX comme faisant partie de la présence internationale au Kosovo et agissant en conformité avec le droit international ». La mission européenne doit être déployée sur l'ensemble du territoire du Kosovo, y compris dans le nord qui est majoritairement peuplé par des Serbes, lit-on dans la déclaration commune. Le long débat sur le statut du Kosovo, ainsi que les incertitudes juridiques qui subsistent toujours ont des conséquences négatives et « inquiétantes » sur l'économie du Kosovo, affirment encore les députés des deux parties. Les autorités kosovares doivent prendre en main (« ownership ») le développement économique de leur pays et élaborer rapidement un « plan détaillé de développement économique », notamment en vue de la conférence internationale des donateurs qui est prévue pour cet été. Sur le plan de l'État de droit, les institutions du Kosovo doivent notamment travailler en faveur d'une société multiethnique, démocratique et respectueuse des droits des minorités et des libertés individuelles qui est le seul moyen d'assurer la durabilité et l'intégration européenne du Kosovo, estiment encore les deux co-présidents. La lutte contre la corruption et le crime organisé doit aussi demeurer une priorité absolue des nouvelles institutions du jeune État, souligne la déclaration: « Nous appelons le gouvernement et les institutions internationales au Kosovo à rester stricts sur la mise en œuvre des politiques anti-corruption ». Les députés serbes au parlement kosovar sont encouragés à poursuivre leur « participation positive » et à s'intégrer entièrement dans la société du Kosovo. (H.B.)

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