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Bulletin Quotidien Europe N° 9672
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/biodiversitÉ

Les priorités de l'UE pour la conférence de Bonn semblent avoir trouvé un écho - Vers un observatoire international de la biodiversité

Bruxelles, 30/05/2008 (Agence Europe) - La neuvième Conférence des parties à la Convention cadre des Nations unies sur la diversité biologique (COP 9) devait s'achever, vendredi 30 mai à Bonn, sur un feu vert à la mise en place, dès novembre prochain, d'un observatoire de la biodiversité mondiale formé par un groupe international d'experts, sur le modèle du GIEC pour le climat. La fixation d'un objectif pour enrayer le déclin de la déforestation à l'horizon 2020 et la création d'un cadre établissant les conditions d'une production durable de biocarburants semblaient également acquis. De quoi, semble-t-il, satisfaire l'Union européenne.

Rappelant que la protection de la biodiversité est « un devoir moral envers les générations futures », José Manuel Barroso, président de la Commission européenne, avait jugé crucial, à l'ouverture des travaux ministériels (28/30 mai), que la « conférence s'accorde sur des actions concrètes pour atteindre des objectifs ambitieux ». Les propositions de l'UE, détaillées dans un plan d'action, contiennent ces mesures concrètes pour stopper le déclin de la biodiversité à l'horizon 2010. Mais en dépit des progrès accomplis, depuis l'adoption de la directive Oiseaux sauvages en 1979, pour renforcer l'arsenal législatif européen pour la protection de la nature, la perte de biodiversité se poursuit à un rythme alarmant, avait-il souligné. « Le business as usual ne permettra pas d'atteindre l'objectif de réduire la perte de biodiversité mondiale d'ici à 2010. Nous devons maximiser les synergies entre les mesures de lutte contre le changement climatique et celles contre le déclin de la biodiversité », a estimé le président. M. Barroso a également souligné que « si nous réussissons à trouver un moyen de stopper la déforestation, alors nous aurons une chance de parvenir à une situation gagnant-gagnant: protéger la biodiversité, lutter contre la pauvreté et fournir une contribution majeure à la lutte contre le changement climatique ». Combattre l'abattage illégal du bois et le commerce du bois illégalement abattu ont, de l'avis du président, un rôle important à jouer.

Quand aux biocarburants, ils « doivent être une partie de la solution, non du problème. Ils doivent être durables et ne pas compromettre les efforts que nous déployons pour protéger la biodiversité », a averti M. Barroso.

L'annonce par la chancelière Angela Merkel de l'engagement de son gouvernement à allouer 500 millions d'euros à la protection des forêts dans le monde, puis à faire de ce demi-milliard une dotation annuelle à compter de 2013, a valeur d'exemple pour les 191 parties à la Convention cadre des Nations unies.

Stavros Dimas, commissaire européen à l'Environnement, Janez Podobnik, président du Conseil environnement de l'UE et Sigmar Gabriel, ministre allemand de l'Environnement, ont tous souligné l'importance du réseau Natura 2000 d'habitats naturels protégés, le plus vaste réseau au monde (25 000 sites répartis sur 27 pays et couvrant une superficie totale supérieure à celle du bassin amazonien), mais aussi le défi que représente sa mise en œuvre. Si la désignation des zones Natura 2000 touche à sa fin, l'extension du réseau aux zones marines constituera la priorité au cours des prochaines années. Le commissaire Dimas et le ministre allemand ont présenté à la conférence les premiers résultats d'une étude conjointe sur les avantages économiques de la diversité biologique mondiale, qui met en évidence le coût de la dégradation des écosystèmes et de l'appauvrissement de la biodiversité.

Au nom des Verts/ALE au Parlement européen, Marie Anne Isler Béguin (Verte française), présente à Bonn, estimait, le 29 mai que les engagements politiques des 191 parties à la Convention n'étaient pas suffisants pour relever l'ensemble des défis abordés à Bonn. « Déforestation, définition d'aires naturelles protégées, accès aux ressources issues de la diversité biologique, développement des agrocarburants ou plantations d'arbres transgéniques: les sujets à l'ordre du jour de la conférence sont « malheureusement trop nombreux », soulignait l'eurodéputée dans un communiqué. Mme Béguin déplore en particulier que dans un contexte où 37 pays souffrent de sévères crises alimentaires, l'UE « plutôt que de mettre un terme au développement des agrocarburants ait plaidé pour la mise en place d'improbables critères de soutenabilité ». L'eurodéputée regrette également qu'à quelques jours de la Présidence française de l'UE, le gouvernement français « ne soit représenté à Bonn ni par son ministre d'État à l'Environnement, ni par sa secrétaire d'État ». (A.N.)

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