Bruxelles, 17/03/2008 (Agence Europe) - Le président du Comité des Régions (CdR), Luc Van den Brande, a remis vendredi matin au président du Conseil européen, Janez Jansa, la contribution du Comité au Sommet de printemps (EUROPE n° 9620/9623). « Le fait que le Conseil européen de printemps 2006 ait demandé au CdR d'analyser l'impact et les perspectives de la stratégie de Lisbonne révisée au-delà de 2008 témoigne de l'importance croissante des régions et des villes d'Europe », s'est félicité Luc Van den Brande devant la presse à l'issue de sa rencontre avec M. Janez. Ce rapport montre clairement que « la stratégie de Lisbonne ne peut s'appliquer avec succès que si les collectivités locales et régionales sont pleinement associées aux processus de prise de décision, de mise en œuvre et de suivi », a ajouté le président du CdR. La voix des villes et des régions doit être entendue car « elles réalisent plus de 66% de l'ensemble des investissements publics dans l'UE, sont des acteurs clés en matière de politiques d'innovation, de recherche et d'éducation ». Pour M. Van den Brande, la stratégie de Lisbonne revêt une importance capitale pour la création d'emplois et la modernisation de nos sociétés. Il a insisté sur l'engagement des collectivités locales et régionales en matière de lutte contre le changement climatique. Le CdR, le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso et son commissaire à l'Energie, Andris Pielbags, vont d'ailleurs faire une demande exprès aux maires des villes et aux autorités régionales d'appuyer ces politiques, a renchéri M. Van den Brande.
A la question de savoir ce qu'il pensait de la proposition française de créer une Union pour la Méditerranée, Luc Van den Brande a déclaré: « Toute proposition créative est bonne. La question est de savoir si nous voulons maintenir cette stratégie et le processus de Lisbonne pour le suivi. Cette proposition est tellement importante qu'elle mérite l'adhésion des 27 Etats membres ». Et d'ajouter (en rappelant que l'on parle aussi de la « dimension nordique »): « Je conçois aisément que ces pays, qui sont au centre de la Mare Nostrum, ont un intérêt spécifique pour ce projet et il est essentiel qu'il soit maintenu dans le contexte de l'UE ». Il a conclu: « Notre souci est que, si on veut mener à bien cette approche et contribuer à l'approfondissement de cette politique méditerranéenne, il faut qu'y soient impliquées les autorités régionales et locales ». (G.B.)