Bruxelles, 10/03/2008 (Agence Europe) - Le Conseil « Relations extérieures » a eu lundi 10 mars un débat approfondi sur les relations entre l'UE et la Géorgie. Actuellement, les relations contractuelles avec cette république de l'ex-URSS sont régies par un Accord de Partenariat et de Coopération (APC) qui est entré en vigueur le 1er juillet 1999. La Géorgie fait aussi partie de la politique européenne de voisinage (PEV) et a signé, en novembre 2006, un « plan d'action » avec l'UE pour la mise en œuvre de cette politique. Lundi, au Conseil, les ministres des Affaires étrangères de plusieurs pays membres (Suède, Pologne, Estonie, Lettonie, Lituanie) ont estimé que ces relations devraient être « redynamisées ». Plusieurs pistes ont été discutées, allant de la facilitation des procédures d'obtention des visas jusqu'à la négociation d'une zone de libre-échange. Sur le premier sujet, le Conseil s'est montré, en principe, favorable mais a insisté sur le respect d'une série de conditions et de critères de sécurité avant qu'un accord de facilitation des visas ne puisse être négocié. La Commission a été chargée d'examiner comment elle pourrait aider la Géorgie à satisfaire à ces critères. Quant à la zone de libre-échange, l'APC prévoit que les deux parties envisagent une telle possibilité à long terme. Une étude de faisabilité est en cours à ce sujet ; le Conseil veut cependant attendre ses résultats avant d'envisager des pas supplémentaires dans cette directive. Les ministres ont aussi discuté des élections législatives programmées en mai 2008 et exprimé l'espoir que ce scrutin se déroulera dans de meilleures conditions que les élections présidentielles de janvier dernier. Le Conseil a finalement aussi débattu des « conflits gelés », notamment dans les régions séparatistes en Abkhazie, en Adjarie et en Ossétie du Sud. Lors de la conférence de presse à l'issue du Conseil, le président du Conseil, Dimitrij Rupel, a exprimé la préoccupation de l'UE face à des tentatives dans ces régions séparatistes ainsi qu'en Russie « d'établir des parallèles avec le cas du Kosovo ». L'UE a toujours souligné que l'indépendance du Kosovo était un cas « unique » (sui generis) qui ne pourra pas servir d'exemple à d'autres mouvements séparatistes. (H.B.)