Bruxelles, 20/02/2008 (Agence Europe) - C'est sans débat que le Conseil de l'UE a reconduit pour un an, soit jusqu'au 20 février 2009, les sanctions contre le Zimbabwe imposées tant au titre de la Politique étrangère et de sécurité commune (PESC) que de la coopération entre l'UE et ce pays membre du groupe ACP (Afrique/Caraïbe/Pacifique) lié à l'UE par l'Accord de Cotonou.
Les sanctions PESC, dites « sanctions intelligentes », en vigueur depuis février 2002, consistent en une interdiction d'entrée dans l'UE (sauf pour la participation à des réunions internationales) et un gel des avoirs financiers détenus en Europe applicables à une liste de personnes membres du régime Mugabe ou proches de lui, ainsi qu'un embargo sur la fourniture d'armes et d'équipements militaires. La suspension de l'aide à laquelle pourrait prétendre le Zimbabwe au titre du Fonds européen de développement (FED), elle aussi décidée en 2002, est prorogée d'un an, l'UE estimant que le Zimbabwe continue de violer les exigences essentielles de l'accord de partenariat ACP/UE (respect des droits de l'homme, des principes démocratiques et de l'Etat de droit). Pour ne pas pénaliser la population zimbabwéenne, l'aide qui lui est directement destinée se poursuivra, tout comme l'appui aux secteurs sociaux, à la démocratisation, au respect des droits humains et de l'Etat de droit. La signature du 10ème FED est également toujours en suspens, ce qui empêche la programmation des ressources disponibles pour le Zimbabwe pour la période 2008-2013.
Un « cadeau d'anniversaire mérité » par Mugabe, estime un eurodéputé britannique
Réagissant à cette décision du Conseil, le député européen Geoffrey van Orden (PPE-DE, britannique), pourfendeur du régime Mugabe, se déclare « rassuré » par le renouvellement de ces sanctions. « Mugabe aura 84 ans ce jeudi (21 février) et c'est exactement le cadeau d'anniversaire qu'il mérite », déclare-t-il, déplorant toutefois que l'UE ait invité Robert Mugabe au deuxième Sommet UE/Afrique en décembre (A.N.)