Bruxelles, 18/02/2008 (Agence Europe) - Les Etats membres de l'UE sont prêts à envisager la conclusion d'un nouvel accord qui renforcerait les relations avec la République de Moldova. A ce stade, les relations avec cette ancienne République soviétique sont régies par un Accord de partenariat et de coopération (APC) qui est entré en vigueur en 1998 pour une durée initiale de dix ans (il sera prolongé automatiquement si aucune des parties ne le dénonce d'ici à la fin de cette année). La Moldova figure aussi parmi les 16 pays bénéficiaires de la politique européenne de voisinage (PEV). L'UE semble aujourd'hui prête à faire un pas supplémentaire et à négocier un nouvel accord renforcé. Dans des conclusions adoptées lundi 18 février par le Conseil « Relations extérieures », les ministres des Affaires étrangères des Vingt-sept se disent « disposés à engager une réflexion sur la conclusion d'un nouvel accord avec la République de Moldova, qui irait plus loin que l'accord de partenariat et de coopération ». Avant de prendre une décision sur ce sujet, le Conseil veut cependant attendre le rapport que la Commission européenne doit présenter en avril prochain sur l'état de la situation dans ce pays. « Ce rapport donnera une bonne occasion d'évaluer la situation avec plus de précision », ont souligné les ministres.
Dans leurs conclusions, les Vingt-sept saluent la « dynamique positive » qui a régi les relations avec la Moldova au cours des douze derniers mois: - entrée en vigueur le 1er janvier de l'accord de facilitation des visas et de l'accord de réadmission ; - ouverture d'un centre commun de traitement des demandes de visa à Chisinau, en avril 2007 ; - premiers contacts entre la Commission et les autorités moldaves pour explorer les possibilités de conclure un accord sur un « partenariat pilote » en matière d'immigration. Le Conseil se félicite aussi du fait que la Moldova s'aligne sur les déclarations de l'UE dans le domaine de la PESC et il se réjouit de la perspective de l'entrée en vigueur, le 1er mars 2008, du règlement accordant des préférences commerciales autonomes supplémentaires à ce pays. L'UE salue aussi les progrès accomplis par la Moldova dans l'application du « plan d'action » national pour la mise en œuvre de la politique européenne de voisinage. Cependant, soulignent les ministres dans leurs conclusions, « de nouveaux efforts soutenus sont néanmoins nécessaires pour consolider la démocratie, l'État de droit et le respect des droits de l'homme et des libertés fondamentales, y compris la liberté des médias, notamment à l'approche des élections législatives, pour renforcer la lutte contre la corruption, et pour créer un climat plus favorable aux investissements, notamment en améliorant la transparence et la prévisibilité du cadre réglementaire ». (H.B.)