login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 9528
Sommaire Publication complète Par article 14 / 41
INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/jai

La Commission pourrait relancer la création d'un corps européen de garde-frontières

Bruxelles, 22/10/2007 (Agence Europe) - La Commission européenne a l'intention de présenter en mars prochain un ensemble de mesures liées à la sécurité aux frontières dans lequel devrait figurer la création d'un corps européen de garde-frontières, a indiqué jeudi 18 octobre Ilkka Laitinen, directeur de l'agence européenne Frontex, chargée du contrôle des frontières extérieures. « Une telle mesure pourrait être incluse dans le 'paquet frontières'» qui sera présenté en mars 2008, a estimé M. Laitinen, à l'occasion d'une conférence organisée par Security Defense Agenda, à Bruxelles.

La perspective d'un corps européen de garde-frontières est une idée évoquée depuis la fin de l'année 2001. Sa création éventuelle était déjà prévue par le programme de La Haye (2004) sans pour autant fixer d'échéance précise, en raison des réticences de certains Etats membres (le Royaume-Uni et les Etats scandinaves, notamment). Opérationnelle depuis maintenant deux ans, l'agence Frontex a permis à l'UE de faire de grands progrès non seulement dans la lutte contre l'immigration illégale, mais aussi dans la capacité des Etats à coordonner leurs actions tant sur le plan opérationnel qu'administratif. Par conséquent, la création d'un véritable « corps européen de garde-frontières » pourrait désormais être envisageable. Reste à savoir sur quel type de gouvernance - intergouvernemental ou communautaire - reposerait une telle structure. M. Laitinen a avoué préférer la seconde option. « Même avec un nouveau traité, rien n'indique que les Etats seront prêts à s'engager sur une telle voie », a néanmoins commenté un diplomate, qui croit davantage dans une coopération entre les différentes agences existantes, plutôt qu'en la création d'une nouvelle agence. Frontex pourra toujours se voir attribuer davantage de pouvoirs, mais la lutte contre la criminalité au niveau de l'UE devra rester de la compétence d'Europol, a-t-il indiqué.

Faire une telle distinction constitue une « approche dramatique », estime le directeur de Frontex. « Je déteste les piliers européens », a-t-il ajouté, expliquant que Frontex faisait partie du 1er pilier (communautaire), mais que les garde-frontières agissaient pourtant tous les jours dans le domaine de la lutte contre le crime (troisième pilier, intergouvernemental). Ilkka Laitinen a également exposé les faiblesses actuelles de la gestion commune et intégrée des frontières extérieures. Une fois de plus, il a souligné que trop peu de moyens (avions, bateaux, hélicoptères) étaient mis à la disposition de Frontex. Revenant sur le budget de l'an prochain, il a déclaré: « 70 millions d'euros, ce sont des cacahuètes ! » (EUROPE n° 9518). Il a ensuite souligné à demi-mot la mauvaise foi des Etats membres dont le but principal est de préserver leur budget national de fonctionnement, et restreignent donc financièrement les capacités de la coopération européenne de fonctionner correctement. (B.C.)

Sommaire

AU-DELÀ DE L'INFORMATION
JOURNEE POLITIQUE
INFORMATIONS GENERALES
INTERPENETRATION ECONOMIQUE
SUPPLEMENT HEBDOMADAIRE