Bruxelles, 16/10/2007 (Agence Europe) - Tout en soutenant l'action de l'ONU et de son envoyé spécial, Ibrahim Gambari, qui doit retourner au Myanmar prochainement, l'UE a décidé d'introduire de nouvelles mesures restrictives contre la junte militaire. Dans des conclusions adoptées lundi 15 octobre à Luxembourg, les ministres des Affaires étrangères de l'UE jugent « nécessaire d'accroître la pression directe sur le régime » birman. Ils prévoient: - une interdiction des exportations d'équipement pour les secteurs du bois en grumes et du bois d'œuvre ainsi que pour l'exploitation minière des métaux, minéraux et pierres précieuses ou semi précieuses ; - une interdiction des importation des produits de ces secteurs ; - une interdiction des investissements dans ces secteurs.
Ces mesures, qui s'ajoutent à l'extension de la liste de personnes soumises à une restriction de visas et à un gel des avoirs, « n'affectent pas la population » mais « visent ceux qui sont responsables de la violente répression et de l'impasse politique générale dans le pays ». Leur mise en œuvre sera effective dans les prochains jours ou semaines, après modification de la position commune d'avril 2007 (2007/248/PESC) et du règlement de juillet dernier relatifs aux sanctions actuelles contre le Myanmar. Le Conseil demande par ailleurs aux organes compétents d'examiner d'autres mesures restrictives, y compris une interdiction plus large de tout nouvel investissement dans le pays. Il laisse donc ouverte la voie à un renforcement supplémentaire des sanctions, en fonction de l'évolution sur le terrain et des résultats de la mission de M. Gambari. (A.B.)