Bruxelles, 02/10/2007 (Agence Europe) - A l'issue de la première journée de discussions du Comité de négociations sur les NAMA (accès au marché non agricole), les pays membres n'ont constaté aucun progrès tangible sur le dossier des tarifs appliqués aux produits industriels. De source diplomatique, cette absence de progrès s'explique surtout par les réticences de certains pays en développement qui contestent les exigences des pays développés en matière d'accès au marché industriel. Le projet de compromis sur les tarifs industriels proposé par le président du Comité de négociations sur les NAMA, Don Stephenson, repose sur une « formule suisse » dotée de deux coefficients de réduction tarifaire distincts applicables aux pays riches et aux pays en développement avancé, ces coefficients se situant dans des fourchettes comprises entre 8 et 9 pour les premiers et entre 19 et 23 pour les seconds (EUROPE n° 9471). Mais, si les pays développés exigent un coefficient de réduction tarifaire de 15 (contre 10 pour eux-mêmes) applicable aux pays en développement, certains pays émergents emmenés par l'Afrique du Sud, l'Argentine, le Brésil et l'Inde et réunis sous la bannière du « NAMA-11 », refusent de descendre en deçà d'un coefficient de 30 applicable pour eux-mêmes. En revanche, comme nous l'avons déjà constaté (EUROPE n° 9456), le front des pays émergents n'est pas homogène puisque la Chine a salué le projet de compromis de M. Stephenson et que, à la tête d'un groupe de 8 pays, le Chili, le Mexique et Singapour se sont déjà dits prêts à concéder davantage sur les tarifs industriels que les pays du « NAMA-11 ». Ces derniers revendiqueraient toujours des progrès sur le dossier agricole dont les négociations ne reprendront que le 8 octobre prochain. S'il s'attend à une intensification des pourparlers sur les NAMA courant octobre, M. Stephenson ne prévoit pas de texte révisé de son document de référence publié le 17 juillet avant la fin du mois. (eh)